Dermatite de contact allergique à l’Aspidistra chez une fleuriste - 24/03/25
Résumé |
Prérequis/Contexte |
L’Aspidistra, ou langue de belle-mère, appartient à la famille des Liliaceae. C’est une plante verte aux longues feuilles souvent panachées de blanc. Elle est couramment utilisée pour la confection de bouquet.
Objectifs |
Une femme de 37 ans, fleuriste depuis 20 ans, non atopique, nous consulte pour une dermatose des mains évoluant depuis 6 mois selon un rythme professionnel franc. Son travail comprend la réception des commandes, le nettoyage/rempotage des plantes, la composition des bouquets, la mise en rayon et la vente. Elle indique ne porter des gants que pour les rempotages. La préparation des compositions (nettoyage des fleurs et feuillages, recoupe des tiges, attache des bouquets) s’effectue, elle, à mains nues. Sa dermatose, d’allure eczématiforme et fortement prurigineuse, atteint les 3 premiers doigts de la main droite et les 2 premiers doigts de la main gauche.
Méthodes |
Des tests épi cutanés ont été réalisé vis-à-vis de la batterie standard européenne (BSE) et de la batterie spécialisée « plantes et bois ». La patiente a également apporté les fleurs et feuillages les plus fréquemment manipulés pour la confection des bouquets et chaque partie (tige, feuille, pétale) a été testée individuellement en semi-ouvert, après humidification. Deux lectures ont été effectuées à 48h et 96h selon les critères ICDRG.
Résultats/Discussions |
La lecture des tests s’est révélée positive pour la tige d’Aspidistra (±, +), le mélange Fragrance mix II (++, ++) et le Méthyldibromoglutaronitrile (+, ++).
Conclusion |
Si des cas de dermatoses de contact allergiques ont été décrit vis-à-vis d’autres plantes d’ornements appartenant à la famille des Liliaceae (tulipe, jacinthe, lys…), nous rapportons ici, à notre connaissance, le 1er cas de dermatose de contact allergique d’origine professionnel vis-à-vis de l’Aspidistra, confirmé par test épicutané. Les sensibilisations de contact vis-à-vis du Fragrance mix II et du Méthyldibromoglutaronitrile sont également potentiellement pertinentes puisque de nombreux produits chimiques sont notoirement appliqués sur les plantes d’ornement, avant même leur livraison chez le fleuriste, pour mieux les conserver ou les embellir.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 65 - N° S
Article 104387- avril 2025 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?

