Érythème pigmenté fixe induit par le dimenhydrinate (NAUSICALM) avec tests positifs et tolérance de la rupatadine - 24/03/25
Résumé |
Prérequis/contexte |
L’érythème pigmente fixe (EPF) est une réaction allergique rare et potentiellement grave, avec un taux de mortalité rapporté de 20 % en cas de maladie bulleuse généralisée. Les AINS, le paracétamol, les antibiotiques bêtalactamines, les sulfamides et les tétracyclines sont les médicaments les plus incriminés. Cependant, chaque année, un grand nombre de nouveaux médicaments sont signalés comme étant responsables d’EPF. Le dimenhydrinate est un antihistaminique H1 du groupe des éthanolamines qui possède d’importantes propriétés anticholinergiques, antisérotoninergiques et sédatives. Les éthanolamines ont été utilisés pour traiter les vertiges, les nausées, les vomissements, l’anxiété et les symptômes du rhume. Nous rapportons un cas de EPF induit par le dimenhydrinate confirmé par des tests cutanés sans réaction croisée avec la rupatadine.
Méthodes |
En 2020, une femme de 35 ans a développé de multiples lésions érythémateuses arrondies 24heures après avoir pris du dimenhydrinate pour prévenir le mal des transports. Ces lésions se sont résorbées en dix jours, laissant des cicatrices pigmentées. Elle a ensuite repris ce traitement à deux reprises, les lésions réapparaissant plus rapidement, dans les mêmes zones que les premières lésions et accompagnées de nouvelles lésions notamment au niveau des lèvres. Un diagnostic d’EPF a été posé.
Résultats/discussions |
Des patch-tests en peau lésée et saine (30 % du comprimé dilué dans de l’eau et de la vaseline) ont été réalisés en mai 2024, avec des lectures à 48 et 72heures, et se sont révélés positifs uniquement en peau lésée. La rupatadine avait été reprise par la patiente de son propre chef, sans réaction. Une batterie de tests avec les autres antihistaminiques afin de vérifier la réactivité croisée n’a pas été possible en raison de l’insuffisance de surface de la peau lésée nécessaire pour la positivité des tests.
Conclusion |
Les cliniciens doivent être conscients du risque de EPF sous dimenhydrinate qui doit être ajouté à la liste des médicaments coupables de EPF. Les tests allergologiques semblent être utiles dans ces cas. La réactivité croisée avec d’autres antihistaminiques n’est pas la règle.
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Vol 65 - N° S
Article 104464- avril 2025 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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