Une composante microbienne proche du lait maternel pour prévenir des allergies alimentaires - 24/03/25
Résumé |
Prérequis/Contexte |
L’allergie alimentaire est liée au dysfonctionnement du microbiote et du système immunitaire conduisant à un défaut de la tolérance. Ces acteurs se mettent en place lors des 1000 premiers jours de vie. Notre environnement et notre type d’alimentation, en particulier l’allaitement, conditionnent la mise en place de ces systèmes et l’apparition de l’allergie. En effet le lait maternel est constitué de différents composés nutritionnels, immuns et microbiens jouant un rôle majeur sur la maturation des systèmes biologiques de l’enfant.
Objectifs |
Nous avons voulu évaluer l’intérêt d’une composante microbienne complexe issue du lait maternel humain pour prévenir des allergies alimentaires.
Méthodes |
Pour cela, des souriceaux ont été gavés avec différents mélanges de bactéries issus du lait maternel (consortium A ou B) à partir de 15jours de vie pendant 2 semaines, puis l’allergie alimentaire au blé à été induite. Les selles ont été prélevées pour déterminer la composition microbienne fécale. Les symptômes et biomarqueurs immunitaires de l’allergie alimentaire ont été évalués.
Résultats/Discussions |
Nos résultats montrent qu’un gavage préalable des souriceaux avec le consortium A permet d’abroger la survenue des symptômes de l’allergie et de diminuer les biomarqueurs spécifiques associés (IgE et IgG1 spécifiques, lymphocytes Th2). Une augmentation des lymphocytes T et B régulateurs est observée dans les ganglions mésentériques des souriceaux allergiques gavés avec le consortium A. Au niveau intestinal, on observe une baisse des cellules innées de type ILC2 et un renforcement de la perméabilité intestinale paracellulaire chez les souriceaux allergiques gavés avec le consortium A. L’analyse du microbiote est en cours d’analyse.
Conclusion |
Nos premiers résultats montrent qu’une exposition précoce (couvrant une partie du sevrage) des souriceaux avec le consortium A prévient des symptômes de l’allergie via une réduction des biomarqueurs associés, un renforcement de la barrière intestinale et l’induction d’une réponse de tolérance. Cet effet protecteur semble avoir une action plutôt locale au niveau intestinale que systémique d’où l’intérêt d’aller étudier le microbiote intestinal.
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Vol 65 - N° S
Article 104259- avril 2025 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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