Réactions d’hypersensibilité aux antituberculeux - 24/03/25
, N. Tiresse, A. Zegmout, M. Beaouiss, S. El Fathi, H. Souhi, I. Abderrahmani Rhorfi, H. El OuazzaniRésumé |
Prérequis/contexte |
L’hypersensibilité au antituberculeuse est un effet secondaire imprévisible qui apparaît chez 4 % à 5 % de la population exposée et qui peut poser des difficultés thérapeutiques.
Objectifs |
Étudier le profil épidémiologique, clinique, la prise en charge diagnostique et thérapeutique des réactions d’hypersensibilité aux antituberculeux.
Méthodes |
Étude rétrospective menée au service de pneumo-phtisiologie de l’hôpital militaire d’instruction Mohamed V ayant inclus les patients hospitalisés pour une réaction immuno-allergique aux antituberculeux sur une période d’une année du décembre 2023 au décembre 2024.
Résultats/discussions Nous avons colligé 6 cas. Il s’agit de 3 hommes et 3 femmes. L’âge moyen est de 52 ans. Un antécédent de lupus érythémateux dissémine est rapporté dans un cas. La sérologie VIH est négative chez tous les patients. La tuberculose était pulmonaire (2 cas), ganglionnaire (2 cas), cutanée (1 cas) et pleural (1 cas). Tous les patients ont eu un traitement associé par RHZE. Le délai moyen de survenue des manifestations était de 11jours. Les manifestations allergiques étaient une éruption cutanée érythémateuse généralisée (4 cas) et associée à une hépatite médicamenteuse (2 cas). Les tests de réintroduction ont été réalisés chez tous les patients permettant d’incriminer la rifampicine (2 cas), l’isoniazide (1 cas), l’ethambutol (2 cas), la rifampicine et l’isoniazide et pyrazinamide et l’éthambtuol (1 cas). Ce test a été compliqué d’une anaphylaxie (1cas). L’accoutumance médicamenteuse est réussie dans 4 cas. Un traitement anti-bacillaire prolongé a 9mois à base de RHZ a été proposé dans un cas et un traitement par des antituberculeux de deuxième ligne (lévofloxacine, linézolide, cyclosérine) dans un cas.
Conclusion |
Les réactions d’hypersensibilités aux anti-bacillaires de première ligne bien que peu fréquentes peuvent être grave. La prise en charge thérapeutique peut nécessiter une induction de tolérance permettent de reprendre le traitement ou le recours aux anti-bacillaires de deuxième ligne.
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Vol 65 - N° S
Article 104485- avril 2025 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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