Stigma by association revealed in a survey conducted among UNAFAM members - 16/03/25
La stigmatisation par association. Enquête auprès d’adhérents de l’UNAFAM

Abstract |
Background |
Stigma by association (also known as secondary, family, or courtesy stigma) adds to public stigma and self-stigma. First described by Erwin Goffman in 1963, it affects those close to stigmatized individuals, particularly people with mental health conditions. King et al.’s scale from 2007 models public stigma based on three components: Discriminatory Reactions, Disclosure Concerns, and Positive Aspects.
Method |
King's scale was adapted for use by family members and administered through UNAFAM's (National Union of Families and Friends of People with Mental Health Conditions) online survey. The sample included 3650 participants (2962 women). Confirmatory and exploratory factor analyses were conducted to examine the scale's structure. We explored the effects of sex and kinship on factor scores using ANOVA/ANCOVA models.
Results |
While confirmatory factor analyses showed significant deviation from the original structure, exploratory analyses largely recovered the three original dimensions. The “Discrimination” dimension revealed experienced and perceived prejudice along with resulting reactions. The “Disclosure” dimension demonstrated persistent difficulties in discussing a family member's mental health condition due to fears of personal and professional consequences. The “Positive Aspects” dimension showed that respondents became more understanding and tolerant toward their family member with a mental health condition, although only 40% reported becoming more resilient through this experience.
Conclusions |
The adapted King's scale can now be used to investigate determinants and consequences of stigma by association in other populations, including neurodevelopmental disorders (such as autism spectrum disorder and attention-deficit/hyperactivity disorder), schizophrenia, mood disorders, substance use disorders, and dementias.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Résumé |
Contexte |
La stigmatisation par association (ou secondaire, familiale, ou de courtoisie) s’ajoute à la stigmatisation publique et à l’auto-stigmatisation. Initialement décrite par Erwin Goffman (1963), elle affecte l’entourage des personnes stigmatisées, particulièrement les personnes vivant avec des troubles de santé mentale. L’échelle de King et al. (2007) modélise la stigmatisation publique selon trois composantes : réactions discriminatoires, préoccupations liées à la divulgation et aspects positifs.
Méthode |
L’échelle de King a été adaptée pour les membres de la famille et administrée via l’enquête en ligne de l’UNAFAM (Union nationale des familles et amis de personnes vivant avec des troubles de santé mentale). L’échantillon comprenait 3650 participants (2962 femmes). Des analyses factorielles confirmatoires et exploratoires ont été menées pour examiner la structure de l’échelle. Nous avons exploré les effets du sexe et du lien de parenté sur les scores factoriels en utilisant des modèles Anova/Ancova.
Résultats |
Bien que les analyses factorielles confirmatoires aient montré une déviation significative par rapport à la structure originale, les analyses exploratoires ont largement retrouvé les trois dimensions originales. La dimension « Discrimination » a révélé les préjudices vécus et perçus ainsi que les réactions qui en découlent. La dimension « Divulgation » a démontré des difficultés persistantes à parler de la condition de santé mentale d’un membre de la famille en raison de craintes de conséquences personnelles et professionnelles. La dimension « Aspects Positifs » a montré que les répondants sont devenus plus compréhensifs et tolérants envers leur proche vivant avec une condition de santé mentale, bien que seulement 40 % aient rapporté être devenus plus résilients à travers cette expérience.
Conclusions |
L’échelle de King adaptée peut désormais être utilisée pour étudier les déterminants et les conséquences de la stigmatisation par association dans d’autres populations, notamment les troubles neurodéveloppementaux (comme le trouble du spectre de l’autisme et le trouble déficit de l’attention avec hyperactivité), la schizophrénie, les troubles de l’humeur, les troubles liés à l’usage de substances et les démences.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Keywords : Mental health, Surveys and questionnaires, Stigmatization, Factor analyses, Statistical, Adult
Mots clés : Santé mentale, Sondages et questionnaires, Stigmatisation, Analyse factorielle, Adulte
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