Validité et fiabilité de l’examen clinique dans le diagnostic de la radiculopathie cervicale : une revue systématique - 06/03/25
Résumé |
Introduction |
L’objectif de cette revue systématique était d’évaluer la validité et la fiabilité de l’anamnèse et des tests cliniques pour le diagnostic de la radiculopathie cervicale. Cette pathologie touche 1 à 6 personnes pour 1000 durant la vie [1], toutefois le traitement conservateur semble efficace avec une évolution favorable dans 75 à 90 % des cas [2]. L’examen clinique pourrait avoir un rôle primordial pour une prise en charge plus rapide du patient et diminuer les coûts de santé liés à l’imagerie médicale.
Matériel et méthodes |
Nous avons sélectionné les études de validité et fiabilité diagnostique disponibles en français ou en anglais depuis juillet 2016, en nous appuyant sur les dernières revues sur le sujet, à partir des bases de données Pubmed (MEDLINE), ScienceDirect et Cochrane Central Database. La qualité méthodologique des articles a été évaluée avec les échelles QUADAS-2 et QAREL par deux examinateurs indépendamment.
Résultats |
Nous avons identifié 2561 articles et 7 ont été retenus. L’ élément de l’anamnèse « douleur au bras pire que la douleur au cou » présente une spécificité de 0,81 et « absence de paresthésie et/ou engourdissement » révèle une sensibilité de 0,88 [3]. Cette revue a permis de montrer des spécificités élevées du test de Spurling allant de 0,84 à 0,98 et de l’ULNT3 allant de 0,87 à 0,93. En ce qui concerne la combinaison des quatre ULNTs, 3 tests ou plus positifs montrent une spécificité de 0,96 et 1 test positif sur quatre montre une sensibilité de 0,96 [4]. L’examen neurologique révèle une spécificité intéressante de 0,81 pour les réflexes ostéo-tendineux [3]. Néanmoins, il présente une précision diagnostique modérée dans la détermination de l’étage en cause.
Discussion/Conclusion |
Le test de Spurling et la combinaison des quatre ULNTs semblent être les tests les plus pertinents à réaliser pour le thérapeute en cas de suspicion de radiculopathie cervicale. La positivité d’au moins 3 ULNTs permettrait peu d’incertitudes diagnostiques et la combinaison des 4 ULNTs négatifs pourrait permettre d’exclure la pathologie [4]. Ce travail présente des limites : un biais de sélection avec les différentes définitions de la radiculopathie cervicale ou encore le gold standard, souvent l’IRM, montre des valeurs diagnostiques imparfaites [5]. Pour continuer, en pratique clinique, les tests sont réalisés de manière conjointe, il serait donc intéressant d’évaluer la totalité de l’entretien associé aux tests cliniques pour appréhender la précision diagnostique de l’examen clinique dans son ensemble.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Anamnèse, Examen clinique, Neurodynamique, Précision diagnostique, Radiculopathie cervicale
Plan
Vol 25 - N° 279
P. 96-97 - mars 2025 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?

