La participation du kinésithérapeute à la prévention du risque de désinsertion professionnelle des salariés lié aux troubles musculosquelettiques - 06/03/25
Résumé |
Introduction |
Lors des Journées Francophones de Kinésithérapie de 2023 le chiffre suivant est donné : 37 % des salariés ne se sentent pas capables de tenir jusqu’à la retraite. L’activité professionnelle peut jouer un rôle dans l’apparition, la durée ou l’aggravation des troubles musculosquelettiques. Une proposition de loi datant du 1er juillet 2021 souhaitait conférer des missions de santé au travail aux kinésithérapeutes avec notamment « La participation à la prévention de la désinsertion professionnelle ». Cependant, une étude publiée en 2022 a mis en évidence que 85,5 % des kinésithérapeutes interrogés ne connaissaient pas d’outils d’évaluation ou de solutions pour cela [1]. Ainsi, comment et par quels moyens le kinésithérapeute participe et pourrait participer à la prévention du risque de désinsertion professionnelle des salariés lié aux troubles musculosquelettiques ?
Matériel et méthodes |
Une revue de la portée a été réalisée en suivant les recommandations PRISMA adaptées. Les bases de données PubMed, Science Direct et Cairn ont été passées en revue. Un total de 29 articles a été traité. Les articles se prêtant à une évaluation de la qualité méthodologique ont été évalués de même qu’une analyse des biais a été effectuée.
Résultats |
Dès la prévention primaire, le kinésithérapeute peut agir par des actions de promotion de la santé, la détection des facteurs de risques et la mise en place d’activité physique préventive [2]. Des exercices de renforcement musculaire, l’activité physique en aérobie, l’éducation à la santé et l’auto rééducation font partis des interventions kinésithérapiques à envisager en prévention secondaire [3]. Enfin, participer à la réadaptation professionnelle relève de la prévention tertiaire [4].
Discussion/Conclusion |
La méthode de recherche employée implique un risque de biais plus élevé qu’une revue systématique. Des facteurs pronostiques conditionnent le retour au travail et d’autres influencent les résultats comme les politiques de santé, les besoins en matière de connaissances pour les kinésithérapeutes ou encore les modalités d’application de ces interventions [5]. De plus, il n’existe pas d’échelle d’évaluation du risque de la désinsertion professionnelle. Le kinésithérapeute est donc en mesure de participer à la lutte contre la désinsertion professionnelle des salariés en lien avec les TMS via des actions menées dans les trois stades de la prévention : primaire, secondaire et tertiaire. L’évaluation du contexte biopsychosocial doit être au cœur de la prise en charge des collaborateurs.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Désinsertion professionnelle, Kinésithérapie, Modalités, Prévention, Troubles musculosquelettiques
Plan
Vol 25 - N° 279
P. 43-44 - mars 2025 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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