Causes d'adénopathies chez les PVVIH vivant en Guyane - 13/12/24
, U. Françoise 1, S. Baron 2, A. Adenis 1, D. Pierre-Louis 1, L. Epelboin 1, M. Nacher 1, F. Djossou 1, 3, K. Drak Alsibai 1, P. Couppié 1, 3Résumé |
Introduction |
Les adénopathies peuvent-être présentes à tous les stades de l'infection par le VIH, secondaires au VIH lui-même, à une autre infection ou à une cause néoplasique. Le but de notre étude était de décrire les causes d'adénopathies chez les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) en Guyane.
Méthodes |
Une étude transversale multicentrique a été réalisée entre janvier 2005 et décembre 2021. La population d'inclusion était composée des PVVIH ayant bénéficié d'une cytoponction ou d'une biopsie ganglionnaire ayant été analysée au laboratoire d'anatomopathologie du CH Cayenne.
Résultats |
Nous avons inclus 152 adultes, avec un âge médian de 43 [35-51] ans et un taux médian de CD4 de 185/mm3 [60-344]. Les principales causes d'adénopathies étaient : l'histoplasmose (25 %, IC95 % : 18-33), suivie de la tuberculose (24 %, IC95 % : 18-32), des adénites réactionnelles au VIH (21 %, IC95 % : 15-29) et des syndromes lymphoprolifératifs (11 %, IC95 % : 7-18). Des causes multiples étaient présentes dans 6 % des cas. Les infections opportunistes représentaient 53 % (IC95 % : 44-61) des cas. Les principales caractéristiques associées à une maladie opportuniste (infectieuse ou néoplasique) étaient la présence d'une adénopathie > 5 cm, un taux de CD4 < 200/mm3, une hépatomégalie ou une splénomégalie et la présence de symptômes extra-ganglionnaires.
Discussion |
Au cours des 17 dernières années, les infections opportunistes représentaient 53 % des causes d'adénopathies chez les PVVIH. L'histoplasmose, déjà reconnue comme première pathologie classant SIDA et première cause de décès liée au SIDA en Guyane, est également la première cause d'adénopathies, devant la tuberculose et les adénites réactionnelles. Le taux de CD4 et la taille des adénopathies semblent être les facteurs les plus importants dans la démarche diagnostique et doivent conduire à un prélèvement ganglionnaire rapide chez ces patients.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 3 - N° 4S
P. S25 - décembre 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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