Rhumatismes inflammatoires et maladies inflammatoires systémiques apparaissant sous biothérapies de l’asthme - 26/11/24
, C. Taille 2, B. De Maleprade 3, N. Khayath 4, C. Wirth 5, P. Mertz 6, E. Sebbag 7, J. Blaess 8, M. Scherlinger 7, S. Habib 9, M. Forien 10, J.E. Gottenberg 11, M. Batoule 12, E. Minichiello 13, J. Terrier 14, C. Taraud 15, J.S. Allain 16, D. Do 17, C. Barnig 18, C. Salliot 19, Q. Philippot 20, A. Boudjemaa 21, K. Dawidowicz 22, M. Groh 23, O. Ritter 18, C. Richez 24, C. Chenivesse 25, G. Devouassoux 26, A. Meyer 27Résumé |
Patients et méthodes |
Sous l’égide du réseau F-CRIN, les médecins inscrits dans les réseaux CRI-IMIDIATE, CRISALIS (réseau national de recherche clinique sur l’asthme sévère) et FRADEN (réseau FRench de DErmatite atopique) ont été invités à déclarer les patients : i) diagnostiqués avec un RI/MIS ; ii) après l’introduction d’une biothérapie pour un asthme ou une maladie apparentée (asthme/MA).
Résultats |
Quarante neufs patients ont été déclarés. Vingt-trois ont été exclus, le plus souvent car ils présentaient une pathologie rhumatologique non inflammatoire (n=19). Vingt-six patients atteints de RI/MIS ont été inclus (62 ans (extrêmes 25–84), sexe-ratio 12H/14F). Ils étaient traités par dupilumab (n=15), mépolizumab (n=9), benralizumab (n=1) et omalizumab (n=1) initié 11 mois (1–86) avant l’apparition des premiers signes de RI/MIS, pour un asthme (n=19), une dermatite atopique (n=4) ou une polypose nasosinusienne (n=3). Les diagnostics de RI/MIS retenus étaient : polyarthrite rhumatoïde (n=13, 50 % dont n=5 FR+ et n=6 CCP+), pseudo-polyarthrite rhizomélique (n=5, 19,2 %), spondyloarthrite (n=2, 7,7 %), rhumatisme psoriasique (n=2, 7,7 %), sarcoïdose (n=1, 3,9 %), RS3PE (n=1, 3,9 %) et RI aigu (n=2, 7,7 %). La biothérapie de l’asthme/MA a été suspendue chez 11 patients (42 %). Sept (63,6 %) ont présenté une rechute de l’asthme/MA (contre 1 [3,9 %] dans le groupe poursuite de la biothérapie, p=0,0033). La majorité des patients ayant rechuté à l’arrêt de la biothérapie présentait un asthme (n=4, 57 %). Au dernier suivi (8 mois, extrêmes 1–92), deux tiers des patients ayant suspendu la biothérapie de l’asthme/MA (n=7, 64 %) avaient de nouveau une biothérapie, réintroduite dans un délai de 2 mois (extrêmes 0–19) (même biothérapie de l’asthme/MA n=2, autre biothérapie n=6). Aucun patient n’a présenté une amélioration du RI/MIS pendant la période d’arrêt de la biothérapie sans traitement spécifique du RI/MIS. Un traitement pour le RI/MIS a été introduit chez tous les patients (csDMARDS : n=21, 80,8 %, le plus souvent méthotrexate : n=21, 80,8 % ; bDMARDS : n=4, 15,4 %). Les traitements reçus pour le RI/MIS et leur efficacité étaient similaires dans le groupe ayant poursuivi la biothérapie de l’asthme et celui l’ayant arrêtée. Parmi les 22 patients ayant reçu une biothérapie de l’asthme/MA et un traitement du RI/MIS (csDMARDS n=21 et/ou bDMARDS n=4) en combinaison, aucun effet secondaire grave n’a été rapporté.
Conclusion |
Dans cette série nationale, la polyarthrite rhumatoïde était le RI/MIS le plus fréquent sous biothérapie de l’asthme/MA, survenant dans la première année de traitement, sous dupilumab et mépolizumab dans la majorité des cas (>90 %). L’arrêt de la biothérapie n’influençait pas le pronostic du RI/MIS. Son association avec les traitements du RI/MIS était efficace et bien tolérée. Ces données pourraient guider l’élaboration de recommandations pour le traitement des RI/MIS sous biothérapie de l’asthme/MA.
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Vol 91 - N° S1
P. A86-A87 - décembre 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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