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Bisphosphonates et problèmes stomatologiques : évaluation des connaissances des rhumatologues - 26/11/24

Doi : 10.1016/j.rhum.2024.10.288 
M. Boudokhane, C. Ben Ammar , H. Bettaieb, R. Bourguiba, W. Helali, M.H. Doggui, S. Bellakhal
 Service de médecine interne, hôpital des forces de sécurité intérieure de La Marsa, La Marsa, Tunisie 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

La prise en charge stomatologique des patients sous bisphosphonates (BSP) représente un enjeu crucial en rhumatologie, notamment en raison du risque d’ostéonécrose de la mâchoire. Ce questionnaire vise à évaluer les connaissances et les pratiques actuelles des rhumatologues concernant ce risque, afin de mieux comprendre les besoins en formation et d’améliorer les stratégies de prise en charge.

Matériels et méthodes

Les données ont été collectées à travers un questionnaire Google-Forms auprès des rhumatologues.

Résultats

Notre travail a inclus 37 rhumatologues dont un homme et 36 femmes avec un âge moyen de 33 ans [25–72 ans] et un nombre moyen d’années d’exercice de 7 ans [1–40 ans]. Quatre-vingt-dix-sept pour cent exerçaient dans le secteur public majoritairement dans une structure hospitalo-universitaire (73 %). Quarante pour cent prescrivaient le BSP au moins à cinq patients par mois. La forme la plus prescrite était la forme orale à 94,6 % des cas. Soixante-dix-huit pour cent la prescrivaient selon les recommandations des sociétés savantes et 16,2 % pour un défaut de moyens. Concernant le bilan pré thérapeutique, 86,5 % indiquaient un examen stomatologie systématique. Quarante-trois pour cent des rhumatologues rapportaient une difficulté à accéder à une dentiste. Et 67,7 % avaient des difficultés de se renseigner d’un expert en cas de problèmes dentaires chez leur patient à raison d’une à cinq fois par année. Concernant l’ostéonécrose de la mâchoire (ONM), seulement 64,9 % évaluaient les facteurs de risque de celle-ci avant d’entamer les BSP et 86,5 % des médecins n’avaient jamais assisté à une ONM. Pour les facteurs de risques modifiables d’ONM, 59,5 % agissaient sur un diabète déséquilibré et 56,8 % sur le tabagisme et l’éthylisme alors que 37,8 % ne savaient pas. Pour le port d’une prothèse dentaire, 48,6 % des rhumatologues pensaient que le risque diffère selon son type et devait être examiné régulièrement et 27 % ne savaient pas quoi faire. Quarante-six pour cent prescrivaient le BSP à un patient candidat à un traitement orthodontique et 32,3 % ne savaient pas. Soixante-quinze pour cent des médecins temporisaient le traitement jusqu’à cicatrisation osseuse et 37,8 % jusqu’à la cicatrisation muqueuse. Si l’extraction est faite chez un patient déjà sous un traitement par BP, 59,5 % indiquaient une antibioprophylaxie, 45,9 % n’arrêtait pas le traitement et seulement 21,6 % des médecins arrêtaient le BSP. Cinquante-neuf pour cent des médecins recommandaient aux patients de faire un détartrage pour traiter la parodontite et donc minimiser le risque d’ONM. Trente-sept pour cent commençaient les BSP avant le traitement parodontal et 18,9 % attendaient la fin des séances. Enfin, 37,8 % des médecins n’arrêtaient pas les BSP pour un traitement endocanalaire car le risque d’ONM est faible et 21,7 % car le patient est imprégné déjà par les BSP, 18,9 % arrêtait le traitement et 27 % ne savaient pas.

Conclusion

Les problèmes dentaires et les bisphosphonates restent un sujet de débat nécessitant une formation ciblée pour améliorer la prise en charge des patients et minimiser les risques liés à ces traitements.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


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Vol 91 - N° S1

P. A359-A360 - décembre 2024 Retour au numéro
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  • Évaluation des connaissances et des attitudes des dentistes tunisiens dans la prise en charge des patients sous bisphosphonates
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