Estime de soi et image corporelle dans la polyarthrite rhumatoïde et les maladies dégénératives de l’appareil locomoteur ; qui fait mieux ? - 26/11/24
, I. Oueslati 2, L. Ben Ammar 3, I. Fenniche 4, M. Slouma 5, I. Gharsallah 6Résumé |
Introduction |
Les maladies chroniques de l’appareil loco-moteurs sont connues pourvoyeuses de modifications de la perception de l’image corporelle.
Ce travail vise à évaluer puis à comparer l’estime de soi et l’image corporelle chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR) et ceux souffrant de maladies dégénératives de l’appareil locomoteur.
Patients et méthodes |
Nous avons mené une étude transversale, monocentrique, dans un service de rhumatologie, en recrutant des patients suivis pour des maladies dégénératives et des patients suivis pour une PR. Les patients ont été répartis en deux groupes :
Le groupe 1 (G1) était composé de patients avec PR et le groupe 2 (G2) composé de patients avec des maladies rhumatismales dégénératives.
Pour évaluer l’estime de soi, nous avons utilisé le score de Rosenberg, un questionnaire de 10 items dont les scores varient entre 10 et 40, un score plus élevé signifie une meilleure estime de soi.
Pour l’image corporelle, nous avons utilisé le score du Questionnaire d’Image Corporelle (BIQ), un questionnaire de 19 items, avec un seuil fixé à 57 ; un score plus élevé indique une image corporelle plus positive.
Résultats |
Sur 100 patients recrutés, 50 patients appartenaient au groupe 1 et 50 patients au groupe 2. L’âge moyen était de 52,68±12,58ans, avec une sex-ratio de 0,19. Le score moyen DAS-28 (CRP) dans le G1 était de 4,06±1,44 [0,96 ; 6,45], indiquant une activité moyenne modérée.
Concernant le G2, les maladies dégénératives de l’appareil locomoteur étaient : lombalgie commune dans 44 % des cas, tendinopathie de l’épaule dans 20 % des cas, névralgie cervicobrachiale dans 16 % des cas, et lombosciatique dans 10 % des cas.
Le score moyen BIQ dans la population étudiée était de 61,26±17,9 [10 ; 95], ce qui indique une image corporelle positive, tandis que le score moyen de Rosenberg était de 31,21±6,4 [30,1 ; 37], indiquant une estime de soi moyenne.
Le G2 présentait un score BIQ significativement plus élevé que le G1 (69,32±19,38 contre 53,2±11,80, p<0,01). Le G2 avait également un score de Rosenberg significativement plus élevé que le G1 (35,34±4,65 contre 30,08±5,41, p<0,01).
Conclusion |
Les patients suivis pour PR ont une image corporelle plus négative et une estime de soi plus basse que ceux suivis pour des maladies rhumatismales dégénératives. L’activité de la maladie dans le groupe PR peut expliquer cette différence.
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Vol 91 - N° S1
P. A234 - décembre 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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