Comprendre l’impact de la cognition de la maladie sur la qualité de vie et l’estime de soi chez les femmes en âge de procréer atteintes de maladies rhumatismales auto-immunes - 26/11/24
, R. Grassa, N. Ben Chekaya, M. Jguirim, S. Zrour, I. BejiaRésumé |
Introduction |
Les rhumatismes inflammatoires chroniques (RIC) sont des affections chroniques qui peuvent affecter la qualité de vie. Des mécanismes psychologiques tels que la cognition de la maladie et l’estime de soi ont été décrits pour faciliter l’adaptation aux maladies chroniques. Nous avons cherché à établir une corrélation entre la cognition de la maladie et l’estime de soi, d’une part, et la qualité de vie, d’autre part, chez des femmes en âge de procréer souffrant des rhumatismes inflammatoires chroniques.
Patients et méthodes |
Une étude observationnelle, transversale et descriptive a été menée auprès de femmes en âge de procréer souffrant de maladies rhumatismales entre 18 et 50ans dans un service de rhumatologie. Trois questionnaires ont été utilisés. Le questionnaire sur la cognition de la maladie « Illness Cognition Questionnaire » (ICQ) est un questionnaire de 18 questions comportant trois dimensions liées aux facteurs d’impuissance, d’acceptation et d’avantages perçus, chacune ayant une échelle de notation de 6 à 24. L’échelle de qualité de vie de l’Organisation mondiale de la santé (WHOQOL-Bref) est une échelle de 26 items allant de 26 à 130 (un score plus élevé indique une meilleure qualité de vie). Le score d’estime de soi de Rosenberg (RSE) est une échelle de 10 items avec une fourchette de scores de 10 à 40 (un score plus élevé indique une meilleure estime de soi).
Résultats |
Au total, 92 femmes en âge de procréer et présentant un RIC ont été incluses, avec un âge moyen de 39,7±5,017ans. Les patients étaient suivis pour polyarthrite rhumatoïde dans 45,6 %, rhumatisme psoriasique dans 21,7 %, Spondyloarthrite dans sa forme axiale dans 16,3 % et lupus érythémateux systémique dans 16,3 %. La moyenne du score de l’ICQ étaient de 48,7±7,36, la moyenne de dimension d’acceptation était de 25,9±11,2 ; le moyen du score de qualité de vie WHOQOL était de 87,53±16,21, et le score RSE était de 24,5±3,8. Nous avons trouvé une corrélation significative entre les bénéfices perçus par les patients et leur qualité de vie (p<0,001, r=0,7) et leur estime de soi (p<0,001, r=0,51). L’impuissance était significativement corrélée à la qualité de vie (p=0,001, r=–0,42) et à l’estime de soi (p<0,001, r=–0,73). L’acceptation de la maladie était significativement corrélée à la qualité de vie (p=0,02, r=0,59) et à l’estime de soi (p=0,01, r=0,42). Une corrélation significative a été trouvée entre l’acceptation de la maladie et le nombre d’années d’études (p=0,03, r=0,21). Les corrélations des scores sont présentées dans le Tableau 1.
Conclusion |
Nous avons constaté que les femmes atteintes de RIC qui percevaient des bénéfices de leur maladie et qui avaient une meilleure estime d’elles-mêmes avaient une meilleure qualité de vie. L’acceptation de la maladie a amélioré la qualité de vie et l’estime de soi.
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Vol 91 - N° S1
P. A175-A176 - décembre 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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