Étude GUIDE (partie 3) : impact de la durée d’évolution du psoriasis sur la rémission à long terme après arrêt du guselkumab - 15/11/24
Résumé |
Introduction |
L’étude de phase 3b GUIDE en cours évalue l’impact d’une intervention précoce avec le guselkumab dans le psoriasis modéré à sévère. Les patients super-répondeurs (PASI=0 à S20 et S28) présentant un score PASI<3 à S68 ont arrêté le traitement dans la partie 3 de l’étude GUIDE (S68 à 220). Les super-répondeurs présentant une maladie de courte durée (short disease duration [SDD], guselkumab administré≤2 ans après l’apparition des symptômes) sont restés sans traitement plus longtemps que les super-répondeurs présentant une maladie de longue durée (long disease duration [LDD],>2 ans ; médiane : 378 jours vs 259 jours). Nous étudions l’impact de la durée d’évolution du psoriasis sur la durée médiane sans traitement et la rémission à long terme.
Patients et méthodes |
Sur les 880 patients inclus, 303 (34,4 %) étaient des super-répondeurs ; 273 ont arrêté le guselkumab à S68 (135 [49,5 %] LDD ; 138 [50,5 %] SDD, dont 71 [26,0 %] avec une SDD intermédiaire [ISDD ; 15 à 24 mois de durée de la maladie] et 67 [24,5 %] avec une maladie d’ultra-courte durée [USDD,<15 mois de durée de la maladie]).
Résultats |
Après l’arrêt du guselkumab, 35,5 % des patients SDD et 18,5 % des patients LDD sont restés sans traitement pendant plus d’un an jusqu’à S116 (PASI≤5 à toutes les visites). Parmi les patients SDD, 43,3 % des patients USDD et 28,2 % des patients ISDD sont restés sans traitement jusqu’à S116. La durée médiane sans traitement était de 449 jours pour les patients USDD par rapport à 291 jours pour les patients ISDD (RR : 0,39 ; IC95 % : 0,24 à 0,62 ; valeur p nominale<0,001). Parmi les patients blanchis (PASI=0) à S116/S128/S140, 60,9 %/76,5 %/76,9 % présentaient une USDD et 21,7 %/17,6 %/15,4 % présentaient une ISDD et 17,4 %/5,9 %/7,7 % présentaient une LDD.
Discussion |
Après l’arrêt du traitement, les super-répondeurs traités avec le guselkumab dans un délai de<15 mois après l’apparition des symptômes ont bénéficié d’une plus longue période sans traitement et étaient plus susceptibles d’être blanchis que les super-répondeurs traités dans un délai de 15 à 24 mois.
Conclusion |
Les résultats suggèrent qu’une intervention très précoce dans le psoriasis pourrait être associée à des rémissions prolongées du psoriasis chez certains patients.
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Vol 4 - N° 8S1
P. A114-A115 - décembre 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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