Particularités de la spondylodiscite infectieuse chez le diabétique - 30/09/24
Résumé |
Introduction/objectifs |
Étudier les aspects épidémio-cliniques et paracliniques des spondylodiscites infectieuses (SPI) chez le diabétique.
Matériel et méthodes |
Une étude rétrospective (2011–2023) incluait tous les patients hospitalisés aux services de médecine interne et de rhumatologie pour une SPI. Les patients étaient subdivisés en 2 groupes : G1 est le groupe des patients non diabétiques et G2 est le groupe des patients diabétiques. Ensuite, on avait procédé à une étude comparative statistique entre les 2 groupes.
Résultats |
Au total, 40 patients étaient inclus dans l’étude : 25 patients dans le G1 et 15 patients dans le G2. L’âge moyen et le sexe étaient comparables dans les 2 groupes. Il n’y avait pas de différence significative entre les 2 groupes en termes des signes cliniques : présence de fièvre, de rachialgies et d’altération de l’état général. Les taux moyens de globules blancs, de la protéine C réactive et de la vitesse de sédimentation étaient similaires dans les 2 groupes. La spondylodiscite à germes banals était significativement plus fréquente dans le G2 (p=0,008). La spondylodiscite à germes spécifiques (brucellienne ou tuberculeuse) était significativement plus fréquente dans le G1 (p=0,015). Il n’y avait pas de différence significative entre les 2 groupes en termes de guérison, de mortalité et de présence de séquelles.
Conclusion |
Le tableau clinique et les aspects paracliniques de la SPI chez le diabétique sont similaires à ceux chez la population générale. Le diabète ne constitue pas un facteur de mauvais pronostic lors de la SPI.
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Vol 85 - N° 5
P. 515 - octobre 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.

