Dynamique conjugale chez les couples impliquant des personnes 47,XXY : étude analytique - 30/09/24
Résumé |
Objectif |
Analyser la dynamique conjugale et ses facteurs associés au sein des couples impliquant des personnes vivant avec le syndrome de Klinefelter (PVSK).
Méthodes |
Étude transversale analytique incluant 34 PVSK, recrutés sur les réseaux sociaux, qui ont accepté de se confier sur leurs relations conjugales. La dynamique dyadique a été évaluée par l’échelle RAS (Relation Assessment Scale).
Résultats |
Parmi les participants, 90 % étaient des hommes cisgenres, 7,5 % étaient des personnes transgenres et 2,5 % étaient non binaires. Les orientations sexuelles prédominantes étaient l’hétérosexualité (67,5 %), la bisexualité (17,5 %) et l’homosexualité (10 %). Leur âge moyen était de 46,7 ans (±12,7). Dans cette série, 28,2 % affirment avoir eu moins de trois partenaires sexuel(le)s depuis de leur maturité sexuelle. Le diagnostic du Klinefelter était antérieur à la formation du couple actuel dans 70,6 %. Les couples avec enfants représentaient 44,1 % cas (PMA=80 %, adoption=20 %). Le score RAS médian se situe à 23,5 [18,6–33] (intervalle théorique=7–35) avec des extrêmes allant de 10 à 35. Le fonctionnement des couples incluant des PVSK semble majoritairement préservé puisque 55,9 % des interrogés scorent au-dessus de la moyenne théorique et même 11,8 % plafonnent au score maximal. L’âge du diagnostic de Klinefelter est corrélé négativement avec l’échelle RAS (r=−0,43 ; p=0,011).
Conclusion |
Malgré les dysfonctions sexuelles et troubles de fertilité aux quelles font face les PVSK, leur relation du couple semble assez résiliente avec une dynamique dyadique d’autant plus solide que le diagnostic du Klinefelter est ancien. Une évaluation concomitante de la perception des partenaires serait indispensable pour valider cette constatation.
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Vol 85 - N° 5
P. 483 - octobre 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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