Sclérites et épisclérites - 12/06/24
Scleritis and episcleritis
, T. Bourcier bRésumé |
L'épisclérite est le plus souvent une affection bénigne et rapidement régressive, tandis que la sclérite est une pathologie oculaire grave, en raison d'un risque de séquelles visuelles chez un patient sur cinq, et de son association à une pathologie générale chez un patient sur trois. Les sclérites infectieuses représentent environ 5 à 10 % des étiologies et sont principalement d'origine herpétique (virus varicelle-zona et virus herpès). Une maladie systémique auto-immune est retrouvée dans environ un tiers des cas de sclérite : rhumatismes inflammatoires (10-15 %), au premier rang desquels la polyarthrite rhumatoïde, vascularites systémiques (5-10 %), notamment granulomatose avec polyangéite (ex-maladie de Wegener) et polychondrite atrophiante, et, plus rarement, maladie inflammatoire intestinale (environ 2 %), lupus systémique (environ 2 %), et enfin pratiquement toutes les autres maladies auto-immunes. Au sein des sclérites, il faut distinguer les formes nécrosantes et les sclérites postérieures, comportant un risque de baisse visuelle définitive élevé, des formes antérieures non nécrosantes (diffuses ou nodulaires) de meilleur pronostic. Les sclérites nécrosantes sont néanmoins devenues plus rares dans les séries récentes (environ 5 % des cas) en lien probable avec les progrès thérapeutiques dans le domaine des maladies auto-immunes. La prise en charge médicale des sclérites nécessite une étroite collaboration entre ophtalmologistes et médecins internistes (ou rhumatologues), ce qui est très rarement le cas des épisclérites.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Abstract |
Episcleritis is most often a benign and rapidly regressive condition, while scleritis is a serious ocular pathology, due to a risk of visual after-effects in one in five patients, and its association with a general pathology in one patient on three. Infectious scleritis represents approximately 5 to 10% of etiologies and is mainly of herpetic origin (varicella-zoster virus and herpes virus). A systemic autoimmune disease is found in approximately a third of cases of scleritis: inflammatory rheumatism (10-15%), primarily rheumatoid arthritis, systemic vasculitis (5-10%), notably granulomatosis with polyangiitis (ex-Wegener's disease) and atrophic polychondritis, and, more rarely, inflammatory bowel disease (around 2%), systemic lupus (around 2%), and finally virtually all other autoimmune diseases. Within scleritis, it is necessary to distinguish necrotizing forms and posterior scleritis, with a high risk of permanent visual loss, from non-necrotizing anterior forms (diffuse or nodular) with a better prognosis. Necrotizing scleritis has nevertheless become rarer in recent series (around 5% of cases) probably linked to therapeutic progress in the field of autoimmune diseases. The medical management of scleritis requires close collaboration between ophthalmologists and internists (or rheumatologists), which is very rarely the case for episcleritis.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots-clés : Sclérite, Épisclérite, Complication, Infection, Maladie systémique, Traitement
Keywords : Scleritis, Episcleritis, Complication, Infection, Systemic disease, Treatment
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