La prise en charge des patients dans un centre de référence CRIOA a-t-elle permis une évolution des critères de complexité ? - 29/05/24
Résumé |
Introduction |
Introduction : Depuis 2008, la prise en charge des infections ostéoarticulaires (IOA) complexes doit être discutée dans des centres de référence (coordonnateurs et correspondants). Les rapports nationaux d'activité annuelle montrent que le nombre de séjours chirurgicaux reste stable avec en moyenne 60% de prise en charge pour des dossiers classés complexes. L'objectif de ce travail était de décrire les variations temporelles des critères de complexité des dossiers.
Matériels et méthodes |
Matériel et Méthodes : A l'aide de la base de données nationale IOA, l'activité (nombre de réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP), le nombre de dossiers présentés et la part des dossiers complexes) d'un centre correspondant a été relevée et analysée entre 2014 et 2023. Les critères de complexité (programme chirurgical, terrain, données microbiologiques et échec d'un traitement antérieur) définis selon l'instruction DGOS/PF2 n°2010-466 du 27 décembre 2010, ont été relevées et leur variation analysée au cours de cette période. Les variables qualitatives et les variables quantitatives ont été comparée entre année par un test du Chi² et i, test de Kruskall-Wallis respectivement
Résultats |
Résultats : Sur la période d'étude, 3662 dossiers ont été analysés (soit 2839 patients). Une moyenne annuelle de 366 dossiers (dont 196 IOA complexes ; 54 %), a été discutée au cours de 50 RCP (7 dossiers par RCP en moyenne). Au cours des années d'études, le nombre annuel de dossiers et d'IOA complexes était significativement en baisse (540 en 2014 à 341 en 2023) tandis que la proportion de dossiers complexes est restée stable (216/540 (40%) en 2014 à 164/341 (48%) en 2023). Parmi les IOA complexes, 51% présentaient 1 seul critère de complexité, 39% 2 critères, 10% 3 critères et 1% 4 critères. Parmi les critères de complexité, l'échec d'un traitement antérieur était le plus fréquent (53% en moyenne) puis le terrain (40%), le programme chirurgical (35%) et les données microbiologiques (32%). Le critère de complexité « échec d'un traitement antérieur » a baissé de manière significative de 158 (158/216 ; 73%) en 2014 à 74 (74/148 ;50%) en 2023 (p<0.05). Les autres critères de complexité, sont restés stables sur la période en proportion : terrain (75/216 (35%) à 51/164 (31%), données microbiologiques (40/216 (19%) à 46/164 (28%)), programme chirurgical (94/216 (44%) à 58/216 (39%)).
Conclusion |
Conclusion : Après plus de 10 ans de fonctionnement, dans notre centre le nombre total de dossiers d'IOA est en baisse. Si la proportion de dossiers complexes reste stable, et alors que les autres critères de complexité sont stables, le nombre de dossiers présentés pour échec d'un traitement antérieur est en baisse, suggérant que les patients ont une meilleure prise en charge en dehors des centres de référence, notamment lors d'une première IOA.
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Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 3 - N° 2S
P. S89-S90 - juin 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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