Maintien raisonnable dans l’emploi, une démarche de santé globale - 19/05/24
Résumé |
La santé globale constitue un enjeu fort pour le groupe EDF engagé depuis très longtemps dans l’amélioration de la santé physique et mentale de ses salariés au travail. Développer les offres et solutions de maintien et de retour dans l’emploi pour continuer à prévenir le risque de désinsertion professionnelle est un axe majeur de sa politique santé sécurité qui s’inscrit dans l’objectif 4 du plan santé travail 2021–2025. Face à l’augmentation de la part de la population active atteinte d’une maladie chronique (passage de 15 % en 2019 à 25 % dès 2025 selon l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail), promouvoir un modèle de travail en santé est essentiel d’autant que certains salariés considèrent que la possibilité de continuer à travailler est un facteur important de guérison. Ce point est confirmé par des études scientifiques établissant la corrélation positive entre l’espérance de vie en santé à cinq ans après un cancer et la poursuite d’une activité, études reprises par la Haute Autorité de santé dans ses recommandations « Santé et maintien en emploi, prévention de la désinsertion professionnelle des travailleurs » publiées en février 2019. Dans ce cadre une convention d’expérimentation a été signée le 19 juillet 2023 avec l’association « Le Nouvel Institut » et le 19 septembre le groupe a signé la charte avec l’INCA pour s’engager encore un peu plus dans une démarche permettant à des salariés atteints de pathologies lourdes ou chronique de maintenir leur activité professionnelle. Le modèle pour un travail en santé articule différentes propositions complémentaires et repose sur 3 postulats pour un maintien raisonnable dans l’emploi : le travail peut être constructeur de santé dans certaines conditions, le salarié est maître d’ouvrage de sa santé et de sa trajectoire professionnelle, il est volontaire dans cette démarche, un régime de travail souple, flexible et réversible facilite la poursuite du travail. Les 4 principes pour agir sur un maintien raisonnable s’appuient sur l’espace concret de travail et ses protagonistes, définissent les besoins de la situation de maintien, donnent un cadre aux modalités du travail flexible fondé sur la Convention d’initiative concertée et suivent régulièrement la situation jusqu’à la fin. L’expérimentation du maintien raisonnable porte sur des situations consécutives à la survenue de cancers et de maladies chroniques pour une durée limitée (en général 6 à 9 mois) et ne concerne pas les situations consécutives à une invalidité ou à des problèmes de santé installés depuis longtemps. Il s’agit d’une démarche expérimentale complémentaire par rapport aux dispositifs existants (handicap, accompagnement de victimes de violences, aidants familiaux…).
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Prévention désinsertion professionnelle, Maintien en emploi, Cancer, Pathologie chronique, Santé globale
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Vol 85 - N° 2-3
Article 102295- mai 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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