Augmentation du paludisme d’importation à Rennes : étude épidémiologique et analyse de la chimioprophylaxie et des traitements curatifs - 30/05/08
, S. Chevrier b, C. Arvieux a, F. Souala a, J.M. Chapplain a, J. Bouget c, C. Guiguen b, C. Michelet a| pages | 9 |
| Iconographies | 1 |
| Vidéos | 0 |
| Autres | 0 |
Résumé |
Objectifs – L’augmentation des cas de paludisme d’importation au CHU de Rennes (80 accès documentés en 2000 contre un maximum de 43 cas/an sur les 35 années précédentes), nous amène à décrire leurs caractéristiques et à évaluer l’adéquation de la chimioprophylaxie et du traitement curatif d’après les recommandations. Résultats – Quatre-vingt accès palustres chez 73 patients (58 hommes, 15 femmes), âge moyen 30 ans. La médiane de la durée du séjour en zone d’endémie était de 60 jours, pour un motif professionnel dans 40 % des cas ; 80 % des patients revenaient d’Afrique sub-Saharienne. D’après les recommandations du CSHP, la chimioprophylaxie était inadaptée pour 58 patients (83 %). La médiane du délai diagnostique était de 3 jours (0–60), 4 patients (5,5 %) présentaient un critère de gravité selon l’OMS. La répartition des espèces était : 50 P. falciparum (62,5 %), 14 P. vivax (17,5 %), 11 P. ovale (14 %), 2 P. malariae (2,5 %) et 4 mixtes. La parasitémie moyenne était 0,9 % hématies (0,001–7,5), le taux moyen de plaquettes de 130
000/mm3 (24–335). 53 patients avaient consulté un spécialiste (66 %). Le traitement curatif comprenait méfloquine (41 %), quinine IV (22 %), chloroquine (23 %), halofantrine (13 %) et était inadapté par excès (méfloquine pour P. vivax ou P. ovale) chez 5 patients (6 %). Tous les patients ont guéri sans séquelle. Conclusion – L’augmentation des cas de paludisme d’importation est associée à une chimioprophylaxie inadaptée dans plus de 80 % des cas. En l’absence de recours à un avis spécialisé, on note un sur-traitement des espèces chloroquino-sensibles.
Abstract |
Objective – In 2000, we observed a sharp increase of imported malaria in the Rennes university hospital, with 80 documented cases compared to a maximum of 43 cases per year over the previous 35 years. We carried out a retrospective study of these cases and evaluated the adequation of chemoprophylaxis and curative treatment according to current recommendations. Results – The 80 episodes occurred in 73 patients (58 males, 15 females) with a mean age of 30 years. The median duration of stay in tropical area was 60 days, sub-Saharian Africa in 80% of the cases and for professional purposes in 40% of the cases. According to current French recommendations, chemoprophylaxis was inadequate for 58 patients (83%). Mean diagnosis delay was 6 days (0–60), four cases (5.5%) were considered as severe malaria according to the WHO definition, but no complicated malaria was observed. Mean parasitemia was 0.9 % erythrocytes (0.001–7.5); mean platelet count 130
000/mm3 (24–335). The 80 cases included: 50 P. falciparum (62.5%), 14 P. vivax (17.5%), 11 P. ovale (14%), two P. malariae (2.5%) and four mixed strains. An infectious disease specialist was consulted 53 times (66%). Curative treatment included mefloquine (41%), quinine IV (22%), chloroquine (23%), halofantrine (13%). It was inadequate (by excess) for five patients (mefloquine for Plasmodium vivax or P. ovale). All patients completely recovered. Conclusion – The increase in imported malaria was associated with inadequate chemoprophylaxis in more than 80% of cases. When no infectious disease specialist was consulted, over medication of chloroquine-sensitive plasmodium species was observed.
Mots-clé : Chimioprophylaxie, Paludisme
Keywords : Chemoprophylaxis, Malaria
Plan
Vol 32 - N° 8
P. 418-426 - août 2002 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’achat d’article à l’unité est indisponible à l’heure actuelle.
Déjà abonné à cette revue ?
