Antagonistes de la gonadotropin-releasing hormone en aide médicale à la procréation - 11/01/24
Résumé |
Les antagonistes de la gonadotropin-releasing hormone (GnRH) bloquent de façon rapide et réversible la sécrétion des gonadotrophines. Leur utilisation quotidienne lors des stimulations ovariennes en fécondation in vitro (FIV) permet de prévenir les pics prématurés d'hormone lutéinisante (LH), avec une efficacité comparable à celle du protocole agoniste long. Ils ont l'avantage d'avoir moins d'effets secondaires, avec un meilleur confort des patientes, source de moins d'abandon, de moins de risque d'hyperstimulation ovarienne et la possibilité d'annuler presque totalement ce risque en déclenchant par un agoniste de la GnRH, en particulier si l'on décide de surseoir au transfert. En dehors de ces situations à risque, ils offrent également la possibilité d'effectuer un déclenchement par gonadotrophine chorionique humaine (hCG) et agoniste de la GnRH simultanément, dit double déclenchement, qui augmente légèrement le recueil ovocytaire mais surtout le taux de naissances vivantes. Ces avantages font du protocole antagoniste le protocole de première intention chez les normorépondeuses et le gold standard des hyperrépondeuses et des patientes ayant un syndrome des ovaires polykystiques. Chez les mauvaises répondeuses, les antagonistes de la GnRH apportent des solutions nouvelles avec les duostimulations et les procédures de cumul ovocytaire. En oncofertilité, ils permettent le démarrage de la stimulation en urgence, quelle que soit la phase du cycle, et d'enchaîner deux stimulations, si besoin, pour augmenter le nombre d'ovocytes cryoconservés. D'un point de vue pratique en aide médicale à la procréation (AMP), les cycles peuvent aisément être programmés par des estrogènes naturels pour faciliter l'organisation du traitement pour les patientes et permettre de réguler l'activité des centres. Une fois la stimulation ovarienne débutée, l'introduction de l'antagoniste se fait de façon fixe au 5e ou 6e jour d'administration d'hormones folliculostimulantes (FSH), sauf en l'absence de recrutement folliculaire. Après l'introduction de l'antagoniste, la LH résiduelle est suffisante, et il n'y pas lieu d'ajouter de LH pour la grande majorité des patientes. Le déclenchement se fait selon des critères classiques et est flexible à plus ou moins un jour sans conséquence sur le taux de grossesse. Les antagonistes de la GnRH sont aussi utilisables dans les stimulations ovariennes en vue d'insémination, pour bloquer les pics de LH et prolonger la stimulation pour obtenir une réponse paucifolliculaire.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots-clés : Antagoniste, GnRH, FIV, Hyperstimulation ovarienne contrôlée
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