Étude comparative de l’utilisation des inhibiteurs de JAK et TNF initiés dans la polyarthrite rhumatoïde : données de vraie vie à partir d’une base de délivrances en pharmacie - 30/11/23

Résumé |
Introduction |
Les inhibiteurs de JAK (JAKi) sont recommandés dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde (PR). Les préoccupations concernant leur utilisation en pratique quotidienne et leur profil de tolérance sont toujours d’actualité [1]. L’objectif de ce travail a été de comparer la persistance à 24 mois des inhibiteurs de JAKi et du TNF (TNFi) et le profil de tolérance chez les patients atteints de PR.
Patients et méthodes |
Deux cohortes de patients initiant un JAKi ou TNFi ont été constituées à partir d’une base de données longitudinales de dispensation en pharmacie (LRx) avec pour date index leur 1re délivrance (09/17–12/19) et un suivi jusqu’à 24 mois. La persistance correspondait au temps écoulé entre la date index et le 1er arrêt, défini comme plus de 90jours sans traitement. Le profil de tolérance (herpès, infections bactériennes et fongiques, dyslipidémie, événements cardiovasculaires et thromboemboliques) a été évalué par des proxys basés sur les traitements spécifiques de leur prise en charge. Des modèles de Cox pondérés sur la probabilité inverse du score de propension ont été utilisés pour comparer les deux cohortes.
Résultats |
Les initiateurs de JAKi (n=2216) étaient plus âgés (60 ans vs 56 ans) et présentaient plus de comorbidités cardiovasculaires (43 % vs 34 %) que les initiateurs de TNFi (n=6152). La persistance à 24 mois était de 40 % [38–43] pour les JAKi vs 42 % [40–43] pour les TNFi (HR pondéré : 1,03 [0,96–1,11]). Plus de délivrances de médicaments hypolipidémiants et antiherpétiques ont été observées respectivement chez les initiateurs de JAKi (HR pondéré : 1,72 [1,38–2,13] ; 1,60, [1,33–1,92]) (Fig. 1). Aucune différence n’a été constatée pour les autres événements étudiés.
Conclusion |
Dans la base de données LRx, si aucune différence en termes de persistance sur 24 mois n’a été observée entre les deux cohortes, le profil différentiel en termes de démographie et de comorbidités de ces patients est à souligner. Les initiateurs de JAKi présentaient un risque excessif de dyslipidémie et d’infections herpétiques par rapport aux initiateurs de TNFi, alors qu’aucune différence n’a été observée pour d’autres signaux de sécurité, en particulier pour les événements cardiovasculaires. Les études de vie réelle sont utiles pour comprendre la prise en charge de la PR en pratique.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 90 - N° S1
P. A80 - décembre 2023 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?
