Évaluation des connaissances des patients sur les thérapeutiques intra-articulaires et périarticulaires - 30/11/23
, K. Nassar, S. Zaher, A. Ajerouassi, S. JananiRésumé |
Introduction |
Les injections intra-articulaires et périarticulaires font parties de l’arsenal thérapeutique des patients suivis en rhumatologie. Il s’agit, la plupart du temps, d’injection d’un corticoïde ou d’un acide hyaluronique dans la zone à traiter. L’objectif principal de cette étude est d’évaluer, à travers une enquête, la connaissance des patients sur ces thérapeutiques.
Patients et méthodes |
Il s’agit d’une enquête descriptive menée sur une période de 3 mois, de février à avril 2021 au service de rhumatologie. Les patients inclus étaient des patients vus en consultation ou hospitalisés dans le service de rhumatologie et ayant déjà bénéficié ou recevront une injection de corticoïde ou d’acide hyaluronique. Le recueil des données s’est fait par l’intermédiaire d’un questionnaire qui comportait une série de questions à réponses ouvertes ou fermées. Les questionnaires ont été remplis avec le rhumatologue en consultation ou au cours d’un entretien téléphonique.
Résultats |
Un total de 50 formulaires a été recueilli. Il s’agissait de 45 femmes et 5 hommes. L’âge moyen était de 56,5 (27–89) ans. Concernant le niveau d’études des patients 44 % étaient scolarisés. Parmi les patients, 42 % avaient déjà été traités par une injection intra-articulaire ou périarticulaire. Il s’agissait de 84 % de corticoïde et 16 % d’acide hyaluronique. Parmi nos patients, 68 % disaient connaître les injections intra-articulaires et 32 % n’en avaient jamais entendu parler. Les principales sources d’information étaient les rhumatologues (61,8 %), l’entourage (20,7 %), les patients (14,7 %) et l’infirmier (2,9 %). Cinquante-deux pour cent des patients déclaraient que l’injection se fait en intra-articulaire, 26 % à l’os, 14 % tendon, 6 % au niveau de la peau, et 2 % en intramusculaire. Il s’agissait des injections intra-articulaires chez 52 % et périarticulaires chez 48 %. Le site d’injection était dominée par le genou et l’épaule soit respectivement 32 % et 26 % suivi par le poignet 14 % et l’épaule 12 %. Soixante-quatorze pour cent des patients pensaient que les injections sont plus efficaces que les médicaments par voie orale. Cinquante-deux pour cent des patients déclaraient que les injections de corticoïdes sont plus dangereuses. Seuls 38 % des patients étaient capables d’en citer au moins une complication. L’injection était satisfaisante pour 47,6 % des patients ayant déjà bénéficié de ces thérapeutiques et très satisfaisante pour 33,3 %. Aucune complication mécanique ou infectieuse n’a été observée. Parmi les 50 patients, 66 % n’étaient pas stressés et 34 % l’étaient. Les attentes des patients vis-à-vis de l’injection dans le cadre de leur prise en charge étaient la guérison complète chez 52 % des cas et 48 % attendaient un soulagement et une diminution de leurs douleurs. Pour la qualité de l’information, 44 % des patients étaient satisfaits, 4 % très satisfait et 50 % se sentaient insuffisamment informés et auraient souhaité un complément d’information.
Conclusion |
La connaissance de la maladie et les traitements par les patients fait partie des programmes d’éducation thérapeutique. Notre étude montre la nécessité d’informer davantage les patients sur les injections intra-articulaires et extra-articulaire. Ceci permet d’optimiser les traitements pour une meilleure prise en charge.
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Vol 90 - N° S1
P. A334 - décembre 2023 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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