Impact des facteurs sociodémographiques sur le risque de chute chez les sujets âgés - 30/11/23
, D. Ben Nessib, H. Ferjani, S. Loukil, L. Kharrat, F. Majdoub, D. Kaffel, M. Kaouther, W. HamdiRésumé |
Introduction |
Les chutes représentent un événement majeur chez les personnes âgées, avec des conséquences significatives en termes de morbidité, de mortalité et de coûts de santé. La compréhension des facteurs qui contribuent à ce risque, en mettant l’accent sur les facteurs sociodémographiques, est essentielle pour élaborer des stratégies de prévention efficaces. Cette étude vise à examiner comment les facteurs sociodémographiques influencent le risque de chute chez les individus âgés.
Patients et méthodes |
Une étude transversale comparative était menée sur une période de 2 mois. Des volontaires âgés de plus de 60 ans était inclus et classées en deux groupes selon la présence (groupe 1) ou pas (groupe 2) d’un antécédent (ATCD) de chute durant la dernière année. Les facteurs sociodémographiques tels que l’âge, le sexe, le statut marital, le niveau d’éducation, le statut économique évalué par le revenu personnel, et l’environnement de vie ont été examinés pour leur influence sur le risque de chute.
Résultats |
Nous avons inclus un total de 73 participants dans notre étude, dont l’âge moyen était de 66,45±6,4 ans. En comparant les groupes 1 et 2 les caractéristiques en termes d’âge et d’indice de masse corporelle (IMC) étaient semblables entre les deux groupes, ne révélant aucune divergence notable (p=0,75). La distribution selon le sexe était également comparable entre les groupes (p=0,32). Les patients victimes de chutes étaient davantage enclins à vivre seuls, avec 46,4 % de veufs et 39,4 % de divorcés parmi eux. Leur niveau socioéconomique était également notablement inférieur par rapport à ceux sans antécédents de chute (65,6 % contre 7,3 %, p<0,001). En ce qui concerne le logement des participants, les individus sans antécédents de chute avaient une meilleure qualité de logement, caractérisée par une absence d’obstacles à la mobilité, ce qui différait de manière significative par rapport au groupe1 (69,4 % contre 34,4 %, p=0,02). De plus, le groupe 2 comptait plus de sujets actifs physiquement (p=0,03). La fréquence des comorbidités ainsi que le niveau d’éducation étaient comparables entre les deux groupes, ne présentant aucune différence statistiquement significative (p=0,65, p=0,8, respectivement). L’analyse de régression multivariée a révélé que la vie sans partenaire (p<0,001), le statut économique défavorable (p=0,013), et le manque d’activité physique (p=0,038) étaient des facteurs de risque prédictifs de chutes chez les individus âgés.
Conclusion |
En conclusion, notre étude a identifié plusieurs facteurs de risque significatifs associés aux risques de chute chez les personnes âgées : le niveau socioéconomique, l’activité physique ainsi que le statut marital. Il est essentiel que les professionnels de la santé intègrent ces facteurs de risque dans leur évaluation et leur prise en charge des patients âgés afin de prévenir les conséquences potentiellement graves des chutes.
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Vol 90 - N° S1
P. A325 - décembre 2023 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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