Diagnostic et traitement d’une surcharge en fer - 23/11/23
Diagnosis and treatment of iron overload
, H. Lobbes, MD, MSc a, b 
Résumé |
Le bilan étiologique d’une hyperferritinémie comprend un examen clinique complet, dont la mesure du tour de taille, et des examens biologiques simples dont le coefficient de saturation de la transferrine. On classe ensuite facilement les hyperferritinémies sans surcharge en fer (inflammation, consommation excessive d’alcool, lyses cellulaires, mutation de la L-ferritine) ou avec surcharge en fer. La surcharge en fer la plus fréquente est l’hépatosidérose dysmétabolique, définie par une augmentation de la ferritine associée à divers critères du syndrome métabolique avec une charge en fer hépatique faible à modérée évaluée par IRM. Les saignées sont souvent mal tolérées et non indiquées. L’hémochromatose génétique de type 1 (mutation homozygote C282Y sur le gène HFE) est responsable d’une diminution de l’hepcidine et d’une augmentation de l’absorption intestinale du fer. Elle représente plus de 95 % des hémochromatoses, mais est d’expression très variable. On doit rechercher une fibrose hépatique par élastométrie lorsque la ferritine dépasse 1000μg/L. Si les saignées sont débutées précocement, l’espérance de vie est normale. La maladie de la ferroportine, de transmission dominante, est responsable d’une surcharge en fer en général modérée. Les chélateurs du fer sont indiqués dans les surcharges avec anémie (syndromes myélodysplasiques ou thalassémies transfusion-dépendantes). La chélation est débutée lorsque la charge hépatique en fer est supérieure à 120μmol/g en IRM. Le déférasirox est souvent utilisé en première intention, mais le défériprone peut être intéressant malgré une toxicité hématologique (neutropénie). Le déféroxamine (voie parentérale) est réservé aux surcharges sévères ou en urgence.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Abstract |
Etiological investigation of hyperferritinemia includes a full clinical examination, with the measurement of waist circumference, and simple biological tests including transferrin saturation. The classification between hyperferritinemia without iron overload (inflammation, excessive alcohol intake, cytolysis, L-ferritin mutation) or with iron overload is then relatively easy. Dysmetabolic iron overload syndrome is the most common iron overload disease and is defined by an unexplained serum ferritin level elevation associated with various metabolic syndrome criteria and mild hepatic iron content increase assessed by magnetic resonance imaging. Bloodlettings are often poorly tolerated without clear benefit. Type 1 genetic hemochromatosis (homozygous C282Y mutation on the HFE gene) leads to iron accumulation through an increase of dietary iron absorption due to hypohepcidinemia. More than 95% of hemochromatosis are type 1 hemochromatosis but the phenotypic expression is highly variable. Elastography is recommended to identify advanced hepatic fibrosis when serum ferritin exceeds 1000μg/L. Life expectancy is normal when bloodlettings are started early. Ferroportin gene mutation is an autosomal dominant disease with generally moderate iron overload. Chelators are used in iron overload associated with anaemia (myelodysplastic syndromes or transfusion-dependent thalassemia). Chelation is initiated when hepatic iron content exceeds 120μmol/g. Deferasirox is often used as first-line therapy, but deferiprone may be of interest despite haematological toxicity (neutropenia). Deferoxamine (parenteral route) is the treatment of choice for severe iron overload or emergency conditions.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Surcharge en fer, Chélateurs du fer, Hémochromatose, Hépatosidérose dysmétabolique
Keywords : Iron overload, Iron chelators, Hemochromatosis, Dysmetabolic iron overload syndrome
Plan
Vol 44 - N° 12
P. 656-661 - décembre 2023 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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