Profil épidémique des cas suspects de dracunculose au Niger de 2013 à 2020 - 08/09/23
, I. Gandou 2, D. Barry 3, H. Yoda 4, P. Yanogo 1, 4, N. Meda 1, 4, Y.M. Mahamadou 2Résumé |
Introduction |
La dracunculose est une parasitose causée par l’émergence cutanée de la femelle de Dracunculus medinensis. La contamination se fait par la consommation d'eau non potable. Elle est invalidante, faisant l'objet d'un plan d’éradication mondiale. Le Niger indemne de dracunculose depuis 2013 a maintenu la surveillance conformément aux recommandations de l'OMS en raison du risque de réintroduction de la maladie à partir de pays frontaliers endémiques (Tchad et Mali).
Méthodes |
Nous avons mené une étude transversale descriptive. Les données de surveillance de la dracunculose au Niger de janvier 2013 à décembre 2020 ont été analysées en personne, lieu et temps. Les données étaient collectées à l'aide des fiches de déclaration individuelle, la liste des cas de rumeur, les rapports trimestriels, les rapports d'investigation et les registres de rumeur. Nous avons analysé les données avec Epi-info 7.2.2.6 et Excel 2016, calculé des proportions et moyennes et présenté nos résultats dans les tableaux et graphiques.
Résultats |
Du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2020, le nombre de cas suspects de dracunculose enregistré était de 621 dont 0 cas confirmé. L’âge médian des cas suspects était de 39 ans [1,98]. La tranche d’âge 20-60 ans représentait 64,09 %. Tous les cas suspects avaient été investigués, 97,58 % l'avaient été dans les 24 heures. A partir de 2019, le nombre de cas notifiés avait considérablement baissé (17 en 2019 et 12 en 2020). Toutes les régions avaient notifié des cas, celles ayant notifié le plus, étaient Tillaberi (47,99 %), Tahoua (17,07 %) et Zinder (13,69 %). Les diagnostics retenus après confirmation étaient les plaies (57,75 %), les larva migrans (13,85 %) et les varices (10,79 %).
Conclusion |
A partir de 2019, le nombre de cas suspects de dracunculose a fortement diminué. Le renforcement de la surveillance active est nécessaire en raison du risque élevé de réintroduction à partir des pays voisins endémiques.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Surveillance, Dracunculose, Niger, 2013-2020
Vol 71 - N° S3
Article 101983- septembre 2023 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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