Les otites fongiques - 18/05/23
Résumé |
Introduction |
L'otite fongique est une pathologie relativement fréquente. Sa prévalence représente selon les études 5 à 30% de l'ensemble des otites externes, le plus souvent subaiguë ou chronique et bénigne. Elle peut toucher aussi l'oreille moyenne et même dans certains cas graves l'oreille interne. Cette étude est prospective descriptive, effectuée sur une période de quatre mois. L'objectif principal était de décrire les caractéristiques épidémiologiques des otites fongiques et de déterminer leurs prévalences et les facteurs de risque.
Matériels et méthodes |
Nous avons inclus dans notre étude les patients ayant une symptomatologie clinique orientant vers le diagnostic d'une otite infectieuse. Chaque patient a bénéficié d'un prélèvement auriculaire et pratiqué à l'aide d'écouvillons en coton stériles et secs. Ils sont ensemencés dans des milieux mycologiques adéquats. Les cultures sont ensuite incubées à l'étuve à 27 °C et 37°C pendant 48heures jusqu'à une semaine. L'identification des différentes espèces des champignons filamenteux est basée sur les aspects microscopiques et macroscopiques des colonies. L'identification des espèces des levures a été faite par le kit auxacolor.
Résultats |
Nous avons inclus dans notre étude 65 patients dont 23 avaient une otite fongique prouvée soit (35%). Nous avons noté une prédominance du sexe masculin (52,17 %), avec un sexe ratio H/F = 1,09. L'âge moyen de nos patients était de 46,34 ans, les tranches d'âge [31- 45] et [46-60] étaient les plus touchées.
Le nettoyage au coton tige était le facteur de risque le plus fréquemment retrouvé (52,27%) suivi par les baignades (34,43%). Les motifs de consultation les plus fréquemment retrouvés étaient les otalgies (91,30%), suivis par les otorrhées (43,47%). La localisation au niveau du conduit auditif externe était la plus fréquente (91%). Nous avons obtenu 25 cultures positives, l'Aspergillus niger était l'espèce la plus fréquemment isolée (44%).
Conclusion |
Le rôle pathogène des champignons dans l'étiologie des pathologies de l'oreille reste sous-estimé voire ignoré. Actuellement, il s'agit d'une pathologie bien définie et d'un problème récurrent dont l'implication des champignons comme agents pathogènes va en augmentation. Ceci est favorisé par un certain nombre de facteurs prédisposant. Les mesures prophylactiques sont cependant primordiales. Les praticiens doivent conseiller les patients en matière d'hygiène environnementale et corporelle.
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Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 2 - N° 2S
P. S123-S124 - mai 2023 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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