Une protozoose mal connue : la babésiose - 05/05/08
, P. Resende b, A. Gagnepain-Lacheteau c, E. Marsaudon d| pages | 8 |
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Résumé |
La babésiose est une zoonose transmise par les tiques, due à différentes espèces d’un parasite intraérythrocytaire du genre Babesia.
Cas clinique |
Un homme de 73 ans, fermier à la retraite, a consulté pour une fièvre à 40°C, des frissons, des céphalées et une asthénie. Il n’avait jamais voyagé outre-mer et n’a jamais été transfusé, mais avait subi une œsogastrectomie avec une splénectomie 13 ans auparavant pour un cancer de l’œsophage. Un frottis sanguin a permis de mettre en évidence des Babesia (parasitémie de 50 %). Le sérodiagnostic était positif. Les symptômes ont régressé en quelques jours sous traitement par quinine–Clindamycine® (1500mg/j). Mais une hémolyse importante a provoqué une anurie ayant nécessité 19 séances de dialyse.
Discussion |
Ces parasites sont appelés piroplasmes chez l’animal (chien, cheval, bétail) en raison de la forme en poire des parasites intraérythrocytaires. Quelques espèces peuvent infester l’homme : Babesia divergens en Europe et Babesia microti aux États-Unis, qui sont transmis par des tiques. Les symptômes sont équivalents à ceux du paludisme, avec une hémolyse. Il y a peu de cas en Europe, mais avec des symptômes sévères pouvant évoluer vers la mort et de nombreux cas aux États-Unis, mais le plus souvent asymptomatiques. La Clindamycine® et la quinine en sont le traitement actuel, avec une alternative par l’atovaquone et l’Azithromycine®.
Conclusion |
La babésiose est une maladie infectieuse émergente, éventuellement mortelle, surtout en Europe. Aussi, dans les zones à risques, un diagnostic et un traitement rapides sont-ils essentiels.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
Background |
Babesiosis is a tick-transmitted zoonotic disease, due to different species of an intraerythrocytic protozoa of the genus Babesia.
Case report |
A 73-year-old patient, retired farmer, complained of fever (40°C), chills, headache and asthenia. He had never travelled outside France and had never received transfusion, but was treated, 13 years before for an adenoma of the oesophagus by an oesogastrectomy with splenectomy. A Giemsa-stained thin blood smear showed Babesia (parasitaemia 50%). Serodiagnosis was positive with Babesia canis. Symptoms decreased in few days with treatment by quinine–clindamycin, (1500mg/day). But a severe haemolysis provoked an anuria, which completely cured after 19 dialysis.
Discussion |
These parasites are called piroplasms in animal hosts (dogs, horses, cattle) due to the pear-shaped forms in the infected red blood cells. Several species can infect humans: Babesia divergens in Europe and Babesia microti in the United States, which are transmitted by ticks. The symptoms are malaria-like, with severe haemolysis. There are few cases in Europe, but with severe symptoms which may be followed by death, and numerous cases in United States, but mostly asymptomatic or with moderate symptoms and recovery. Clindamycin and quinine are the standard treatment, with alternative with atovaquone and azithromycin.
Conclusion |
Human babesiosis is an emerging tick-borne infectious disease, potentially fatal illness, mostly in Europe. So, in high-risk geographic areas, prompt disease diagnosis and treatment are essential.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Babesia, Zoonose, Tiques, Syndrome pseudo-palustre, Quinine
Keywords : Babesia, Zoonosis, Ticks, Malaria-like symptoms, Quinine
Plan
Vol 10 - N° 2
P. 61-68 - mai 2008 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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