Prise en charge précoce du syndrome post-commotionnel : une expérience francilienne - 28/03/23
, Valérie Perdrieau 1, Margaux Foussard 1, Aurélie Granger 1, Emmanuelle Normand 1, Philippe Decq 2, Philippe Azouvi 1Résumé |
Objectifs |
L’objectif de ce programme est de proposer un dépistage précoce et une prise en charge rapide des personnes ayant développé un syndrome post-commotionnel (SPC) persistant après un traumatisme craniocérébral léger (TCCL).
Méthodes |
La prise en charge se déroule en deux phases : détection de tous les patients passés aux urgences avec un diagnostic de TCCL. Suivi à distance (téléphone, mail) par une infirmière coordinatrice et si besoin, consultation en neurochirurgie. En cas de SPC persistant au-delà de 4 semaines, est proposée une prise en charge psychologique et cognitive en hôpital de jour de rééducation pendant 6 semaines groupe avec évaluations pluridisciplinaires initiale et finale. Notre cohorte s’est enrichie de demandes d’évaluation et d’accompagnement hors filière. Nous avons réalisé une étude rétrospective sur cette cohorte.
Résultats |
De juillet 2017 à octobre 2022, 313 patients ont été adressés (172 filière urgences+141 hors filière), 214 ont été évalués. 133 ont bénéficié d’une prise en charge. Les analyses statistiques ont été réalisées sur les 104 patients ayant suivi l’ensemble du programme. La moyenne d’âge était de 40,9 ans avec une prédominance de femme (56 %). La moitié des TCCL (49 %) était secondaire à des accidents de la voie publique. La médiane du délai de prise en charge était de 4 mois après le TCCL [34–2298 jours]. A été retrouvé en fin de programme une amélioration significative de plusieurs mesures : fonctions cognitives (MOCA), SPC (Rivermead), stress post-traumatique (MPAI4), humeur (HADS) ainsi que sur la perception de l’état de santé (Brief-IPQ). Le principal marqueur prédictif d’une moins bonne amélioration était l’âge. Le niveau d’éducation influait significativement sur l’amélioration de la MPAI4.
Discussion |
Bien qu’il s’agisse d’une étude observationnelle non randomisée sans groupe contrôle, ces résultats montrent la faisabilité d’une intervention précoce pour réduire le risque de persistance d’un SPC, avec des résultats encourageants.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Prise en charge rééducative pluridisciplinaire, Syndrome post-commotionnel, Traumatisme craniocérébral léger
Plan
Vol 179 - N° S
P. S187 - avril 2023 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?
