Enquête internationale sur les pratiques d’investigation des nodules pulmonaires périphériques en endoscopie bronchique - 12/01/23

Résumé |
Introduction |
Le bilan des nodules pulmonaires périphériques (NPP) peut être difficile. Plusieurs modalités, endoscopiques ou percutanées, peuvent être utilisées pour obtenir un diagnostic étiologique d’un NPP, mais les données comparant ces différentes modalités sont rares. Cette enquête internationale a été menée pour décrire les pratiques médicales actuelles en matière d’investigation des NPP parmi les bronchoscopistes interventionnels.
Méthodes |
Un questionnaire a été envoyé à tous les membres du Groupe d’endoscopie thoracique de langue française (GETIF), de la Canadian Thoracic Society Procedures Assembly (CTS-PA), de l’American Association for Bronchology & Interventional Pulmonology (AABIP) et de la World Association for Bronchology & Interventional Pulmonology (WABIP). Le sondage était composé de 48 questions et de trois cas cliniques.
Résultats |
Trois cent douze bronchoscopistes ont répondu à l’enquête. La plupart d’entre eux exerçaient en Europe (n=122, 39 %), en Amérique du Nord (n=97, 31 %) et en Asie (n=47, 15 %). Cinquante-huit pour cent des répondants effectuaient plus de 100 procédures endoscopiques par an pour le bilan des NPP. L’anesthésie générale et la sédation consciente étaient utilisées dans des proportions similaires (54 % et 46 %, respectivement). L’examen extemporané sur place (ROSE) était utilisé par 44 % des répondants. L’EBUS radiale (mini-sonde) (67 %), la fluoroscopie (55 %) et la navigation électromagnétique (26 %) étaient les techniques les plus disponibles et les plus utilisées. La plupart des bronchoscopistes combinaient plusieurs techniques d’investigation (66 %). De plus, la plupart des endoscopistes réalisaient plusieurs méthodes de prélèvement simultanées (brosse, biopsie transbronchiques, ponction transbronchique à l’aiguille, lavage bronchoalvéolaire). La bronchoscopie robotique (15 %) et le cone-beam (7 %) étaient presque exclusivement utilisées aux États-Unis d’Amérique où, respectivement, 58 % et 23 % des répondants déclaraient utiliser ces techniques. Le rendement diagnostique auto-évalué des procédures endoscopiques de NPP variait selon les techniques et les centres. Les stratégies d’investigation variaient également largement pour chaque cas clinique proposé. Enfin, seuls 12 % des bronchoscopistes avaient actuellement accès à des modalités de traitement endoscopique de NPP. Cependant, la moitié des répondants prévoyaient d’acquérir une modalité thérapeutique endoscopique dans les 2 prochaines années au premier rang desquelles l’ablation par radiofréquence (21 %), l’ablation thermique à la vapeur (21 %) et l’ablation par micro-ondes (20 %).
Conclusion |
Les pratiques dans le monde entier varient considérablement en ce qui concerne les techniques endoscopiques utilisées pour biopsier un NPP. Par ailleurs, il existe un fort engouement pour l’acquisition de nouvelles techniques endoscopiques.
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Vol 15 - N° 1
P. 48 - janvier 2023 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.