Notre expérience du traitement du vitiligo par plasma riche en plaquettes - 01/12/22
Résumé |
Introduction |
Le traitement du vitiligo reste un véritable défi. Nous rapportons une étude évaluant l’apport du plasma riche en plaquettes (PRP) dans le traitement du vitiligo.
Matériel et méthodes |
Notre étude prospective a été menée dans notre service pendant 2 ans (2019–2021). Nous avons colligé les patients ayant un vitiligo stable avec échec d’un traitement antérieur. Le PRP était injecté en intradermique à raison d’une séance par semaine.
Résultats |
Dix patients ont été colligés (8 femmes et 2 hommes). L’âge moyen était de 36,2 ans (8 à 62 ans). Le délai moyen d’évolution était de 4,5 ans (1 à 15 ans). Le vitiligo était de type segmentaire (VS) (2 cas) ou non segmentaire (8 cas). Les lésions étaient uniques de localisation faciale chez 2 patientes (dont une avait un VS). Le reste des patients avaient des lésions multiples et diffuses (0,2 et 10cm) au niveau du visage (n=5 ; 50 %), du tronc (n=4), des cuisses (n=2), des genoux (n=3), des pieds (n=1), des poignets (n=2), des mains (n=2), des coudes (n=3) et du sein (n=1). Le vitiligo était toujours stable et résistant à un traitement antérieur et la majorité des patients (n=9) avaient eu d’une association de deux molécules ou plus sans amélioration après une durée moyenne de 23 mois (6 à 84 mois). Ce traitement était maintenu avec les injections de PRP afin de faire la part de leur efficacité. Avec des injections mensuelles de PRP, une amélioration des lésions apparaissait dès les 2 premières séances et la moitié de nos patients ont été améliorés après la 1re séance. Pour la surface cutanée, une amélioration de grade 4 (75 à 99 %) était obtenue pour 3 patients après 4 séances en moyenne et une amélioration de grade 3 (50 à 74 %) était notée chez 5 patients après une durée moyenne de 2,8 séances. Quatre patients avaient une amélioration de grade 1 (< 25 %) après en moyenne 1,75 séances. Il s’agissait essentiellement de lésions acrales, des coudes et des genoux. Pour les lésions du visage, la repigmentation dépassait toujours le grade 3. Une repigmentation de 50 % et plus était obtenue pour le vitiligo palpébral. Un passage de l’achromie à l’hypochromie était observé dans des 7 cas (70 %) après 1,57 séances en moyenne. Les effets secondaires étaient temporaires et réversibles : douleur (n=3), sensation de gêne (n=6). On n’avait pas noté d’ecchymoses, d’érythème, d’infection ou de phénomène de Koebner.
Discussion |
Notre série confirme l’intérêt du PRP dans le traitement de vitiligo, qu’il soit de type segmentaire ou non segmentaire. Il s’agit d’une option sûre et prometteuse pour les lésions stables du vitiligo dans différents sites corporels avec peu d’effets secondaires. Il agit en diminuant la surface cutanée atteinte de vitiligo et aussi en améliorant et en uniformisant la couleur de la peau. Le PRP est plus efficace sur les lésions du visage, du tronc et des racines des membres que sur les lésions acrales, des coudes et des genoux.
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Vol 2 - N° 8S1
P. A257 - novembre 2022 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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