Recommandations françaises en matière de prévention et de traitement de l’ostéoporose secondaire à la chirurgie bariatrique - 30/11/22
, Laurent Genser b, Éric Lespessailles c, Éric Bertin d, Rose-Marie Javier e, Martine Duclos f, Anne-Sophie Joly g, Yves Boirie h, François Pattou i, Jacques Delarue j, Bernard Cortet aRésumé |
Point essentiels |
• | La chirurgie bariatrique est associée à un risque 21 à 44 % plus élevé de fracture de tous types. |
• | Une perte osseuse rapide est associée à des altérations de la microarchitecture. |
• | Le diagnostic d’ostéoporose et l’évaluation du risque de fracture lié à l’ostéoporose devraient inclure une mesure de la DMO par DXA. |
• | Si un traitement anti-ostéoporotique est indiqué, l’acide zolédronique est recommandé en première instance. |
• | Les connaissances restent insuffisantes concernant le traitement de l’ostéoporose chez les patients qui bénéficient d’une chirurgie bariatrique. |
Résumé |
Introduction |
Cet article présente les recommandations initiales du Groupe de Recherche et d’Information sur les Ostéoporoses (GRIO) et de la Société française de rhumatologie (SFR) concernant la prévention et le traitement de l’ostéoporose secondaire à la chirurgie bariatrique.
Méthodes |
Les recommandations ont été établies par un groupe de travail constitué de quatre rhumatologues experts, trois nutritionnistes, deux chirurgiens de l’obésité, un spécialiste de l’activité physique et un représentant d’une association de patients.
Résultats |
Les recommandations générales suivantes s’appliquent à tous les patients ayant une indication de chirurgie bariatrique ou ayant déjà bénéficié d’une chirurgie de l’obésité : normaliser les apports en calcium et en protéines, atteindre une concentration de 25(OH) vitamine D comprise entre 30 et 60 ng/ml, prévenir le risque de chute et instaurer un programme d’activité physique adapté. Une évaluation initiale du risque de fracture devrait être effectuée de manière systématique, de préférence avant la première intervention bariatrique, (i) en cas de Roux-en-Y bypass gastrique et de dérivation biliopancréatique, quel que soit l’âge, (ii) chez les patients à risque élevé de fracture, quel que soit leur âge et (iii) chez toutes les femmes ménopausées et tous les hommes ≥ 50 ans, quel que soit le type d’intervention bariatrique. L’évaluation du risque de fracture s’appuie sur la détermination des facteurs de risque d’ostéoporose et la mesure de la densité minérale osseuse. Les traitements anti-ostéoporotiques, l’acide zolédronique en première ligne, sont indiqués chez les femmes ménopausées et les hommes ≥ 50 ans (i) ayant déjà subi une fracture sévère, quel que soit le T-score, (ii) ayant déjà subi une fracture non sévère et ayant un T-score ≤ -1 et (iii) n’ayant jamais subi de fracture et ayant un score T-score ≤ -2.
Conclusions |
Le risque de fracture augmente après une chirurgie bariatrique. Les cliniciens devraient attacher une attention particulière aux patients à haut risque de fracture, comme les femmes ménopausées et les hommes de plus de 50 ans. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour orienter et étayer les recommandations.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Chirurgie bariatrique, Roux-en-Y bypass gastrique, Densité minérale osseuse, Ostéoporose, Fractures
Plan
| ☆ | Ne pas utiliser, pour citation, la référence française de cet article mais la référence anglaise de Joint Bone Spine avec le DOI ci-dessus. |
Vol 89 - N° 6
P. 545-554 - décembre 2022 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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