La glomérulonéphrite aiguë post-infectieuse de l’adulte - 06/09/22
Résumé |
Introduction |
La glomérulonéphrite aiguë post-infectieuse (GNAPI) est fréquente chez les enfants dans les pays en voie de développement, elle s’accompagne d’un tableau souvent sévère. Grâce à l’antibiothérapie, son incidence diminue progressivement dans les pays développés ou elle est majoritairement retrouvée chez des patients plus âgés présentant de multiples comorbidités.
Description |
L’objectif de ce travail était de décrire les aspects épidémiologiques, cliniques et paracliniques de la GNA chez les adultes.
Méthodes |
Il s’agissait d’une étude rétrospective descriptive des patients âgés de plus de 15 ans porteurs du diagnostic de GNA colligés au service de néphrologie du CHU Mohamed VI de Marrakech, sur une période de 4 ans (janvier 2018–décembre 2021).
Résultats |
Nous avons inclus 15 patients. L’age moyen des patients était de 28,61(±14,02) ans. Le sexe-ratio (H/F) était de 3,33. Le pourcentage des patients ayant un terrain d’immunodépression était de 46,66 % incluant 40 % de sujets diabétiques, 26,66 % d’alcooliques chroniques et 20 % de toxicomanes. Le site infectieux initial principal était ORL dans 46,66 %. Les circonstances de découvertes étaient dominées par l’hématurie dans 60 % des cas. Les oedèmes étaient présents dans 46,66 %. L’HTA était notée chez 40 % des patients et l’oligurie était notée chez 20 %. Parmi nos patients, 46,66 % ont développé une insuffisance rénale aiguë. Le taux de créatinine sérique était de 15,77mg/L en moyenne. Une hypocomplémentémie était observée chez 60 % des patients. La PBR a montré une glomérulonéphrite endocapillaire dans 73,33 % des cas, une glomérulonéphrite endocapillaire et extracapillaire dans 2 cas. Un seul patient avait bénéficié d’épuration extrarénale en phase aiguë (Figure 1).
Conclusion |
La GNA post-infectieuse de l’adulte reste une néphropathie rare dans notre contexte. Les patients porteurs de comorbidités notamment les diabétiques sont particulièrement à risque. La détection et le traitement efficace de toute infection susceptible d’être en cause permettraient de réduire l’incidence de cette pathologie.
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Vol 18 - N° 5
P. 419 - septembre 2022 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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