Évolution de l’activité de la maladie et complications graves chez les patients lupiques débutant la dialyse - 06/09/22
, D. Bachelet 2, C. Couchoud 3, C. Laouenan 4, N. Jourde Chiche 5, E. Daugas 6Résumé |
Introduction |
L’évolution de l’activité du lupus au stade de l’insuffisance rénale terminale et son impact sur la survie des patients est inconnu. L’objectif est de décrire l’évolution de l’activité du lupus en dialyse et l’association entre la survenue d’une poussée en dialyse et la survie des patients.
Description |
Étude de cohorte nationale rétrospective chez les patients lupiques débutant la dialyse entre 2008 et 2011 à partir des données du registre REIN et du système national des données de santé (hospitalisation et traitement) durant les 12 mois précédent le début de la dialyse et 60 mois après. Les données sont censurées à la transplantation rénale. Les patients étaient considérés sans traitement si la posologie de prednisone était ≤ 5mg/jour en l’absence de tout immunosuppresseur. Une poussée non grave était définie par une augmentation du traitement (prednisone>5mg/jour ou reprise d’un immunosuppresseur). Une poussée grave était définie par une hospitalisation pour lupus.
Résultats |
Les données du SNDS ont été obtenues pour 137 patients sans transplantation rénale préemptive, 82,5 % étaient des femmes, avec un age médian de 43 ans (IQR 30–53). Le pourcentage de patient sans traitement était 70 % à l’initiation de la dialyse et atteignait un plateau à 85 % 30 mois après le début de la dialyse. Les poussées non graves survenaient chez 50 % des patients dans les 12 mois précédent le début de la dialyse et 75 % dans les 36 mois après le début de la dialyse. Les poussées graves survenaient chez 25 % des patients dans les 12 mois précédents la dialyse. Une poussée grave ou non-grave pendant les 6 premiers mois de dialyse n’était pas associée aux hospitalisations pour infection ou cause cardiovasculaire, ni au décès (Fig. 1).
Conclusion |
Une poussée de lupus dans les 6 premiers mois de dialyse n’est pas associée à un pronostic défavorable pour les patients.
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Vol 18 - N° 5
P. 351-352 - septembre 2022 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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