Apport de l’IRM cérébrale dans le diagnostic précoce des syndromes parkinsoniens atypiques lors d’un doute clinique initial - 16/04/22
, Lydia Chougar 2, Johann Faouzi 2, Olivier Colliot 2, David Grabli 1, Stéphane Lehericy 2, Bertrand Degos 3Résumé |
Introduction |
Le diagnostic différentiel des syndromes parkinsoniens dégénératifs est difficile, notamment en phase précoce. L’IRM cérébrale prend une place prépondérante dans l’aide au diagnostic de ces pathologies.
Objectifs |
Notre objectif était d’étudier l’apport de l’IRM et de l’évaluation automatisée de ses données volumétriques dans une population où le doute diagnostique persistait malgré une première visite clinique (V1).
Patients et méthodes |
Un consensus de neurologues a défini un diagnostic final (silver diagnostic) pour les 54 patients étudiés : maladie de Parkinson (MPI; n=18), atrophie multisystématisée (AMS; n=14), paralysie supranucléaire progressive (PSP; n=13), ou diagnostic indéterminé (n=9). Un diagnostic clinique selon les critères internationaux à V1 et à plus de 2 ans (V2), un diagnostic basé sur l’IRM cérébrale réalisée à V1 et un diagnostic selon la classification automatisée des données volumétriques obtenues à V1 ont également été établis.
Résultats |
La majorité des patients (73,2 %) remplissait plus d’une catégorie de diagnostic clinique selon les critères internationaux à V1. Lors de la comparaison avec le diagnostic final, 12,8 % des diagnostics étaient concordants à V1 et 53,2 % à V2. La classification IRM permettait de corriger le diagnostic pour 27 patients (57,8 %) dans une situation d’incertitude initiale. C’était également le cas pour 25 patients lors de l’évaluation automatisée des données volumétriques de l’IRM.
Discussion |
La principale limite de ce projet est l’utilisation du silver diagnostic comme référence en l’absence de diagnostic anatomopathologique. On trouve un taux élevé de discordance entre le silver diagnostic et le diagnostic IRM, de l’ordre de 29,7 %, mettant en doute certains diagnostics finalement posés. Le taux est également élevé lorsqu’on utilise l’évaluation automatisée volumétrique des IRM (36,6 %).
Conclusion |
L’IRM cérébrale multimodale est une aide précieuse pour le diagnostic des patients en situation d’incertitude clinique. Une approche automatisée sur les données volumétriques d’IRM réalisées en pratique clinique est envisageable.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Apprentissage machine supervisé, Imagerie par résonnance magnétique, Syndromes parkinsoniens
Plan
Vol 178 - N° S
P. S64 - avril 2022 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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