Dyskinésie paroxystique kinésigénique et mutation de novo dans TMEM151A - 16/04/22
, Aurélie Méneret 2, Ouhaid Lagha-Boukbiza 1, Christine Tranchant 1, Piton Amélie 3, Emmanuel Flamand Roze 4, Mathieu Anheim 1Résumé |
Introduction |
Les mutations dans PRRT2 sont responsables d’environ 33,3 % des formes sporadiques de dyskinésies paroxystiques kinésigéniques (PKD). Des mutations dans d’autres gènes contribuent probablement à expliquer l’héritabilité manquante dans cette pathologie.
Objectifs |
Identifier les causes génétiques manquantes associées aux PKD sporadiques.
Patients et méthodes |
22 patients français présentant des PKD sporadiques et non porteurs de mutations dans PRRT2 ainsi que leurs deux parents asymptomatiques ont été analysés par séquençage de l’exome. Les PKD étaient diagnostiquées par des praticiens spécialisés en mouvements anormaux. La pathogénicité des variants était déterminée par les critères de l’American College of Human Genetics (ACMG).
Résultats |
Nous avons identifié un variant de novo (c.166G>C[p.G56R]) dans TMEM151A chez un unique patient. Ce variant, absent des bases de données publiques aboutissait à une substitution dans le deuxième domaine transmembranaire de la protéine. Le phénotype était caractérisé par un début à l’âge de 16 ans, avec une atteinte faciale, et une disparition des accès après introduction de 50mg de lamotrigine. Le variant était classé comme probablement pathogène selon l’ACMG. Aucune autre mutation de novo n’a été identifiée.
Discussion |
Les mutations dans TMEM151A ont été rapportées récemment dans la population asiatique comme une cause de PKD. Cette protéine de fonction inconnue et très conservée est fortement exprimée dans le cortex cérébral et le thalamus. La fréquence des mutations dans notre cohorte semble cohérente avec celle rapportée dans une cohorte asiatique de patients PKD non porteurs de mutation dans PRRT2 (4,5 et 4,8 % respectivement).
Conclusion |
Notre travail confirme que les mutations de novo dans TMEM151A sont une nouvelle cause génétique rare de dyskinésie paroxystique kinésigénique.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Dyskinésie paroxystique kinésigénique, Séquençage haut débit de l’ADN, TMEM151A
Plan
Vol 178 - N° S
P. S29 - avril 2022 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?
