Recueil des outils évaluant l’activité de la spondyloarthrite axiale (SpAax) : fréquence et impact sur le maintien thérapeutique du sécukinumab (SEC) en pratique quotidienne en France - 27/11/21

Résumé |
Introduction |
Les recommandations françaises de prise en charge des SpA [1 ] préconisent d’évaluer l’activité de la SpAax avec des index composites (BASDAI ET CRP ou mieux ASDAS) et ce de manière rapprochée notamment en cas de poussée de la maladie nécessitant l’initiation d’une biothérapie. L’objectif de cette analyse était d’évaluer la fréquence du recueil de ces index composites en pratique quotidienne et d’estimer l’impact de ce recueil sur le taux de maintien d’une biothérapie.
Patients et méthodes |
Type d’étude : Étude multicentrique française rétrospective évaluant l’utilisation du SEC en pratique quotidienne en France (étude FORSYA). Données recueillies dans les dossiers des patients :
– Index composites : score BASDAI et score ASDAS ou valeur de leurs composantes permettant leur calcul et CRP au moment de l’initiation du SEC et durant la 1ère année de suivi à M3±1, M6±2, et M12±2 mois ;
– Taux de maintien thérapeutique : pourcentage de malades toujours sous SEC en fonction du temps toutes causes d’arrêt prises en compte.
Analyse statistique : Estimation du pourcentage de malades toujours sous SEC après 1,2 et 3 ans selon la technique de Kaplan–Meier, comparaison du pourcentage de malades toujours sous SEC selon qu’au moins un des index composites recommandés (soit BASDAI+CRP soit ASDAS) avait été collecté de manière optimale (à l’initiation du SEC et au moins une fois durant la première année de suivi) par la technique du Log Rank puis selon le modèle de Cox pour l’analyse multivariée dans laquelle outre la disponibilité des index composites ont été considérés : la taille du centre, la présence de signes objectifs d’inflammation, l’âge et le sexe du patient, la durée de la maladie, l’atteinte radiographique des sacro-iliaques, la ligne du SEC comme biothérapie.
Résultats |
Au total 47 centres répartis sur l’ensemble de la France ont inclus 906 patients souffrant de SpAax. Le suivi (délai entre la date d’initiation du SEC et la date du recueil des données) était de 1019±228jours (100 % des malades avait un suivi d’au moins un an, 86 % d’au moins 2 ans et 43 % d’au moins 3 ans). Au moins un des 2 index composites a pu être retrouvé dans les dossiers des malades à l’initiation du SEC et au moins une fois durant la 1ère année de suivi dans 22 % des cas. Le score BASDAI+CRP était plus souvent rapporté que l’ASDAS (18 % vs 12 %). Le pourcentage de malades toujours sous traitement après 1,2 et 3 ans de suivi était plus important chez ceux pour lesquels au moins un index composite avait été collecté de manière optimale (respectivement 64 % [57–71] vs 57 % [54–61], 55 % [48–62] vs 41 % [38–45] et 52 % [44–59] vs 38 % [34–42], p=0,016). L’analyse multivariée a confirmé ces résultats avec un risque d’arrêt du SEC moindre pour les patients avec au moins un index composite collecté de manière optimale(Hazard Ratio : 0,70, intervalle de confiance à 95 % : 0,54 ; 0,90, p=0,006).
Conclusion |
Cette étude a retrouvé un faible pourcentage de recueil des outils de suivi de la SpAax en pratique quotidienne en France. Pourtant, cette étude suggère aussi que le recueil de ces outils soit associé à un meilleur maintien thérapeutique du SEC.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 88 - N° S1
P. A90 - décembre 2021 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?