Le profil ostéodensitométrique dans la population féminine atteinte de polyarthrite rhumatoïde - 27/11/21
, K. Baccouche, S. Lataoui, N. El Amri, Z. Hala, E. BoujinaRésumé |
Introduction |
L’ostéoporose dans la polyarthrite rhumatoïde (PR) est une manifestation extra-articulaire fréquente. La PR elle-même accélère le processus de perte osseuse et augmente le risque de fractures vertébrales et périphériques. Cette étude vise à évaluer le profil densitométrique osseux au cours de la PR et à rechercher les différents facteurs intervenants.
Patients et méthodes |
Il s’agit d’une étude rétrospective incluant 54 femmes, suivies pour une PR sur une période de 10 ans [2010–2020]. Les patientes ont bénéficié d’une ostéodensitométrie par la méthode DEXA avec mesure de la densité minérale osseuse (DMO). L’activité de la maladie a été évaluée par le score DAS28 (VS).
Résultats |
L’âge moyen était de 54,44 ans±11,67 [34–81 ans]. L’indice de masse corporelle (IMC) moyen était de 30±4,64kg/m2 [21,45–49,3]. Soixante et une femmes étaient ménopausées (61 %). Une corticothérapie a été notée dans 98 % des cas avec une dose moyenne de 9,9±2,04m. Des fractures ostéoporotiques sévères ont été objectivées chez 7 patientes (12,96 %) : 2 fractures vertébrales et 5 fractures du col du fémur. Les valeurs moyennes de la DMO aux sites vertébral et fémoral étaient respectivement de 0,97±0,16g/cm2 et 0,87±0,16g/cm2. L’ostéodensitométrie était pathologique dans 75,93 % des cas : ostéopénie 40,7 % et ostéoporose 35,2 %. L’ostéoporose touchait davantage le fémur que le rachis (25,93 % vs 14,81 %). Le DAS28 (VS) était plus élevé chez les patientes sans ostéoporose (5,92±1,23 vs 5,98±1,01 ; p=0,8). Il existe une corrélation négative entre l’IMC et la DMO au site fémoral (p=0,74). Les patients sous corticothérapie>10mg/jour ont une DMO plus faible au niveau du site fémoral que ceux sous<10mg/jour (0,86±0,16 vs 0,94±0,12) sans différence significative (p=0,3).
Conclusion |
Plusieurs facteurs sont impliqués dans la perte de masse osseuse dans la PR. La corticothérapie semble être un facteur de risque. Un IMC élevé semble être un facteur de protection. D’autres études sont nécessaires pour étayer ces résultats.
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Vol 88 - N° S1
P. A259 - décembre 2021 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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