Le syndrome de stress post traumatique précédant le rhumatisme est aussi fréquent dans les spondyloarthrites que dans la polyarthrite rhumatoïde - 27/11/21
, B. Glace 2, B. Pereira 3, S. Malochet-Guinamand 1, M. Couderc 1, S. Mathieu 1, A. Tournadre 1, M. Soubrier 1, J.J. Dubost 1Résumé |
Introduction |
Le syndrome de stress post traumatique (SSPT) pourrait être un facteur de risque de développer une polyarthrite rhumatoïde (PR). On ne dispose pas de données dans les spondyloarthrites (SpA). L’objectif de l’étude est d’évaluer la prévalence des traumatismes et du SSPT chez des patients atteints de SpA et ses différents phénotypes, et de la comparer à celle des patients atteints de PR et de patients indemnes de rhumatisme inflammatoire.
Patients et méthodes |
Étude bi centrique transversale. Le traumatisme est identifié par le Brief Trauma Questionnaire (BTQ) qui a été traduit en Français. Le SSPT est défini par la présence de ≥4 symptômes sur le Short Post Traumatic Stress Disorder Cheklist Scale (PCLS). Un ajustement par score de propension a été utilisé prenant en compte âge, sexe, tabagisme, et l’âge au diagnostic seulement pour la PR et la SpA.
Résultats |
Nous avons inclus 510 patients atteints de SpA (167 SpA axiales radiographiques, 130 SpA axiales non radiographique, 51 SpA périphériques (critères ASAS), 140 rhumatismes psoriasiques (RP) (critères CASPAR)), 514 patients atteints de PR (80 % anti CCP+ ou FR+) et 365 patients indemnes de rhumatisme inflammatoire (160 ostéoporoses, 60 lombalgies, 59 arthrose, 22 tendinite, 64 divers). La prévalence d’un traumatisme avant la survenue du diagnostic du rhumatisme n’est pas différente chez les patients ayant une SpA 172/510 (33,7 %), une PR 146/514 (28,4 %) ou dans la population contrôle 113/367 (30,8 %) (p=0,2). Elle ne diffère pas non plus en fonction du sous type de SpA (radiographique 30,5 %, non radiographique 37,7 %, périphérique 41,2 %, RP 30,7 %)(p=0,3). En ce qui concerne le traumatisme, un accident de voiture grave ou du travail est plus fréquent avant le diagnostic de SpA que de PR (11,5 % vs 5,7 % p=0,006). À l’inverse moins de patients atteints de SpA ont eu une maladie ayant mis en jeu le pronostic vital (1,5 % vs 4,3 % ; p=0,01). Il n’existe pas de différence entre les SpA et la PR pour les traumatismes survenus dans l’enfance et les traumatismes sexuels. Un SSPT est identifié avant le diagnostic chez 25/510 (4,9 %) pour les SpA, 31/514 (6,0 %) pour la PR et 23/367 (6,3 %) pour la population contrôle (p=0,6). La fréquence des SSPT ne diffère pas en fonction du phénotype de SpA.
Conclusion |
La prévalence des traumatismes et des SSPT survenus avant le diagnostic est aussi fréquent dans les SpA que dans la PR et le groupe contrôle.
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Vol 88 - N° S1
P. A221 - décembre 2021 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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