Effets des glucocorticoïdes au cours des maladies systémiques sur les paramètres du syndrome métabolique - 27/11/21
, A. LouniciRésumé |
Introduction |
Les glucocorticoïdes sont efficaces dans le traitement de nombreuses maladies systémiques, cependant ils peuvent être à l’origine de complications métaboliques et cardiovasculaires. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’effet de la corticothérapie sur les paramètres du syndrome métabolique.
Patients et méthodes |
Étude observationnelle prospective longitudinale entre juillet 2018 et juin 2019 réalisée chez des patients mis sous corticoïdes a fortes doses hospitalisés pour la prise en charge d’une maladie systémique. Les paramètres du syndrome métabolique évalués sont la pression artérielle en consultation et en automesure, la glycémie à jeun, le HDL cholestérol, les triglycérides et le tour de taille. Cette évaluation est faite à l’inclusion puis après 3 mois.
Résultats |
Nous avons inclus 19 patients avec un âge moyen de 42 ans et une prédominance féminine à 74 %.
Trente et un pour cent ont une HTA ; 21 % ont un diabète sucré ; 10,5 % ont une dyslipidémie et 21 % ont une insuffisance rénale chronique.
Les maladies systémiques sont représentées particulièrement par le lupus systémique (21,1 %), la sarcoïdose (15,8 %) et les myopathies inflammatoires (10,5 %).
Les moyennes de variation après 3 mois de traitement sont pour la pression artérielle systolique de consultation de +3,9mmHg et en automesure de +3,6mmHg, la pression artérielle diastolique de consultation de −0,4mmHg et en automesure de +3,4mmHg, la glycémie à jeun de −0,09g/L, le HDL de −0,002g/L, les triglycérides de +0,08g/L et le tour de taille de +3,4cm.
La différence après 3 mois de traitement est non significative sur l’augmentation de la pression artérielle systolique de consultation (p=0,382), diastolique de consultation (p=0,891), systolique en automesure (p=0,311) et diastolique en automesure (p=0,171). Une différence non significative est notée sur l’augmentation de la glycémie à jeun (p=0,349), l’augmentation des triglycérides (p=0,582) ainsi que sur la diminution du HDL cholestérol (p=0,965). Une différence significative est retrouvée pour l’augmentation du tour de taille (p=0,026).
Après 3 mois, 13 % des patients ont développé un diabète cortico-induit, 23 % une HTA cortico-induite, 7,6 % une hypertriglycéridémie, 40 % un taux de HDLc inférieur à la normale et 73 % ont présenté une augmentation du tour de taille.
Conclusion |
Dans notre étude, après 3 mois d’une corticothérapie à forte dose chez des patients atteints de maladies systémiques, l’impact sur les paramètres du syndrome métabolique est statistiquement significatif que pour l’augmentation du tour de taille.
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Vol 88 - N° S1
P. A189 - décembre 2021 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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