Impact de mépolizumab sur les poussées chez les patients atteints d’un syndrome hyperéosinophilique - 24/11/21

Résumé |
Introduction |
Le traitement par mépolizumab, un anticorps monoclonal humanisé anti-interleukine 5, est associé à une réduction des poussées chez les patients atteints de syndrome hyperéosinophilique (SHE). Ici, nous caractérisons les symptômes de ces poussées et mesurons l’impact de mépolizumab sur leur durée.
Patients et méthodes |
Cette étude de phase III en double aveugle, en groupe parallèle versus placebo a recruté des patients ≥12 ans avec un SHE de plus de 6 mois, ayant eu ≥2 poussées lors des 12 mois précédant et ayant une éosinophilie plasmatique ≥1000 cellules/μL à l’inclusion. Les patients ont maintenu pendant ≥4 semaines un traitement stable de leur SHE avant d’être randomisés (1 :1) vers mépolizumab (300mg) ou placebo sous-cutané, conservant leur traitement initial, pour une durée de 32 semaines. Pour ces analyses, seules les poussées de type A ont été retenues ; définies par une augmentation de ≥10mg/j de corticostéroïdes oraux ou l’ajout/augmentation d’un traitement cytotoxique/immunosuppresseur, en réponse à une évolution clinique des symptômes. La durée de la poussée était la date de l’escalade thérapeutique ; les poussées espacées de moins de 14jours ont été analysées comme 1 seul événement. Les verbatims décrivant les poussées enregistrés par les investigateurs ont été catégorisés post-hoc en 7 groupes de symptômes (général, dermatologique, gastrointestinal, respiratoire, nasal, neurologique, autre) et résumés ; les données concernant la durée des poussées ont également été évaluées.
Résultats |
Durant l’étude, 15 poussées ont été rapportées chez 12/54 patients recavant mépolizumab ; 35 poussées ont été rapportées chez 12/54 patients recevant le placebo. Au total, les symptômes les plus rapportés étaient généraux (94 %, n=47/50), dermatologiques (82 %, n=41/50) et respiratoires (72 %, n=36/50). Parmi les symptômes généraux, la fatigue (n=43/47) et la douleur (n=37/47) sont les plus rapportés. Les symptômes généraux sont les plus rapportées dans les deux groupes de traitement (mépolizumab : 100 %, n=15/15 ; placebo : 91 %, n=32/35). Pour les poussées intervenues chez les patients recevant mépolizumab, les symptômes nasaux et respiratoires ont été rapportés plus fréquemment que pour les poussées intervenues chez les patients sous placebo (87 %, n=13/15 et 80 %, n=12/15 vs 60 %, n=21/35 et 69 %, n=24/35, respectivement). Les symptômes dermatologiques et neurologiques étaient les plus courant chez les patients sous placebo (86 %, n=30/35 et 60 % n=21/35) que chez les patients sous mépolizumab (73 %, n=11/15 et 40 %, n=6/15). Le traitement par mépolizumab a également été associé à une réduction de la durée des poussées versus placebo (médiane [étendue] jours : 10,0 [4–126] vs 26,0 [1–154]).
Conclusion |
Chez les patients atteints de SHE, les poussées sont associées à des symptômes touchant de nombreux systèmes d’organes, dermatologiques et respiratoires inclus. Pour un petit nombre de poussées reportées par les patients sous mépolizumab, il y avait une différence d’organes affectés, et les poussées ont été divisées par 2 au moins en durée et en nombre comparé au placebo.
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Vol 42 - N° S2
P. A408-A409 - décembre 2021 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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