Syndrome d’hyper-IgM : à propos d’un cas - 24/11/21
, N. LarabaRésumé |
Introduction |
Le syndrome d’hyper-IgM appartient aux syndromes d’immunodéficiences combinés primitifs et il est caractérisé par des déficits variables en IgG et IgA avec des taux normaux ou élevés d’IgM.
Observation |
Un jeune homme de 23 ans, dont les antécédents médicaux retrouvent une maladie cœliaque diagnostiquée à l’âge de 4 ans associé à une hypothyroïdie et un déficit en GH sous traitement somatotropine recombinant.
Il a présenté depuis 2008 des d’infections pleuropulmonaires récurrentes (pneumopathies à répétitions compliquées d’une pleurésie purulente et épanchement péricardique) traitées par des antibiotiques par voie parentérale.
Un profil électrophorétique a mis en évidence une hypogamma-globulinémie chiffrée à 1,2g/L, complétée par une immunoélectrophorèse (AIE) qui revient en faveur d’un syndrome d’hyper-IgM (déficit en IgG, en IgA et élévation des IgM).
Les explorations biologique et morphologique ont écarté une cause secondaire du déficit immunitaire.
Un traitement substitutif par les immunoglobulines a été instauré à type de sandoglobuline à la dose de 0,4g/kg/mois soit 15g/mois avec une bonne tolérance.
L’évolution sous traitement était favorable à court terme avec diminution du nombre des bronchopneumopathies et des besoins en ATB.
Discussion |
L’association du syndrome d’hyper-IgM au déficit endocriniens multiples d’origines auto-immunes (GH, thyroïdienne) et maladie cœliaque est exceptionnelle, elle justifie un protocole de prise en charge thérapeutique bien codifié.
Conclusion |
Les déficits immunitaires primitifs (DIP) peuvent parfois avoir une révélation tardive, témoignant par des tableaux cliniques divers notamment infectieux et auto-immuns. Peu d’études s’intéressent globalement au diagnostic tardif des DIP, il faut savoir penser au DIP devant des déficits endocriniens multiples d’origines auto-immunes mais aussi devant tout syndrome infectieux récurrent, un retard de croissance chez l’enfant et un syndrome tumoral.
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Vol 42 - N° S2
P. A381 - décembre 2021 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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