Particularités épidémiologiques, cliniques et anatomo-radiologiques de l’artérite de Takayasu - 24/11/21
Résumé |
Introduction |
L’artérite de Takayasu (AT) est une vascularite des gros vaisseaux d’étiologie indéterminée engageant le pronostic fonctionnel et vital des malades. Notre étude avait pour objectif de décrire les particularités épidémiologiques, cliniques et anatomo-radiologiques de cette pathologie.
Patients et méthodes |
Étude descriptive rétrospective colligeant les malades atteints d’une AT diagnostiquée selon les critères de l’American College of Rheumatology et suivis durant la période allant de janvier 1997 jusqu’au décembre 2020 dans un service de médecine interne.
Résultats |
Il s’agissait de 33 patients dont 6 hommes et 27 femmes avec un sex-ratio (H/F) à 0,22. L’âge moyen au moment du diagnostic était à 36,56 ans avec des extrêmes de 16 et 50 ans. Il était de 32,04 ans [16–45] au début de la symptomatologie. L’AT était apparue après l’âge de 40 ans chez 15 % des patients et le diagnostic positif était établi à la phase occlusive dans tous les cas. Les motifs de consultations étaient majoritairement une claudication des membres supérieurs (n=13). L’examen physique de nos patients a noté une anomalie d’au moins un pouls périphérique avec une atteinte préférable du pouls carotidien droit et gauche a été notée chez 12 patients suivie de l’atteinte du pouls radial droit chez 8 patients. Dix huit patients avaient un souffle sur un trajet vasculaire (54 %). La distribution topographique lésionnelle était : type I (n=9), type IIa (n=1), type IIb (n=1) et type V (n=18). Quatre patients avaient une distribution lésionnelle type I et type V à la fois. Les lésions de la phase occlusive ont été évaluées par échographie doppler (n=26), angioscanner (n=25) et angio-IRM (n=9). Il s’agissait d’images d’épaississement pariétal (n=26), de sténose artérielle (n=24) et de dilatation anévrysmale (n=9). L’atteinte artérielle prédominait au niveau des artères subclavières droites (n=28). Trente et un patients ont été traités par corticothérapie à la dose de 1mg/kg/j (n=28) et de 0,5mg/kg/j (n=3) maintenus pendant 4 à 6 semaines puis dégression progressive. Un traitement corticoïde d’entretien a été gardé chez 16 patients avec une durée moyenne de 6 ans et des extrêmes de 2 mois et 13 ans. Le traitement immunosuppresseur a été indiqué chez 17 patients devant une corticodépendance et ou à visée d’épargne cortisonique. Treize patients ont eu l’indication d’un traitement chirurgical par pontage ou d’un traitement interventionnel par mise en place de stent. Une amélioration avec absence de poussées et ou régression des lésions a été observée chez 16 patients. Une stabilisation des lésions radiologiques a été observée chez 11 patients et des signes d’activité de la maladie chez 6 patients. Deux cas de décès ont été déplorés. Les causes de décès étaient un accident ischémique cérébral compliqué d’une hémorragie cérébrale après un délai d’évolution de l’AT de 8 ans dans 1 cas et une infection par le SarsCov2 avec atteinte pulmonaire grave dans un autre cas.
Conclusion |
Les résultats de notre étude sont proches de celles de la littérature et incitent à la réalisation d’un travail multicentrique.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 42 - N° S2
P. A351 - décembre 2021 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?