Injection intravitréenne de clindamycine dans le traitement des rétinochoroïdites toxoplasmiques : à propos de 9 cas dans le service d’ophtalmologie du CHU de Bordeaux - 29/08/21
Intravitreal clindamycin injection in toxoplasma retinochoroiditis: About 9 cases in the ophthalmology department of the CHU de Bordeaux

Résumé |
Introduction |
La rétinochoroïdite toxoplasmique (RCT) est la première cause d’inflammation oculaire et d’uvéite postérieure chez le patient immunocompétent. Plusieurs études ont montré l’efficacité et la sûreté d’un traitement des RCT par injection intravitréenne de clindamycine chez des patients présentant des contre-indications, des effets secondaires ou une mauvaise réponse au traitement oral. Le but de cette étude est de décrire les résultats anatomiques et fonctionnels d’un traitement local de RCT par IVT de clindamycine.
Matériel et méthode |
Nous avons mené une étude observationnelle, rétrospective, unicentrique au CHU de Bordeaux, dans le service d’ophtalmologie entre décembre 2017 et janvier 2020 afin d’examiner la prise en charge de rétinochoroïdites toxoplasmiques par injection intravitréenne de clindamycine. Nous analysions l’efficacité du traitement sur l’amélioration de l’acuité visuelle, la diminution de la taille du foyer et la diminution de l’épaisseur maculaire.
Résultats |
Un total de 10 yeux de 9 patients ont été injectés. Une seule IVT a été nécessaire dans 9 cas sur 10. Les injections ont montré une amélioration des 3 critères de jugement ; l’acuité visuelle est passée en moyenne de 1 LogMAR (1,07±0,77) pré-injection à 0,4 LogMAR (0,43±0,53)à 6 mois, la taille du foyer a diminuée de 51 % et l’épaisseur maculaire a diminuée de 78μm en moyenne au cours du suivi.
Conclusion |
Les IVT de clindamycine se sont montrées sûres et efficaces dans le traitement des RCT. Elles présentent une alternative chez des patients allergiques, intolérants ou présentant une résistance au traitement oral.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
Introduction |
Toxoplasma retinochoroiditis (TRC) is the main cause of posterior uveitis in immunocompetent patients. Several studies have shown safety and efficacy of treatment with intravitreal clindamycin injection in patients with contraindications, inadequate response or side effects with classic oral therapy. The goal of this study is to describe anatomic and functional results of local treatment with intravitreal clindamycin injection.
Materials and Methods |
We performed an observational, retrospective, single-center study in the ophthalmology service of Bordeaux university medical center between December 2017 and January 2020 on management of toxoplasma retinochoroiditis by intravitreal clindamycin injection. We analyzed the efficacy of this treatment on improvement in visual acuity, decrease in size of the retinal lesion and decrease in macular thickness.
Results |
A total of 10 eyes of 9 patients were injected. Only a single injection was required in 9 of the 10 cases. Injections demonstrated improvement in the 3 study criteria; visual acuity went from a mean of 1 LogMAR (1.07±0.77) pre-injection to 0.4 LogMAR (0.43±0.53) at 6 months, lesion size decreased by 51%, and macular thickness decreased by 78μm over the follow-up period.
Conclusion |
Intravitreal clindamycin injections are safe and effective for the treatment of TRC. They offer an alternative in patients with allergies, side effects or inadequate response to classic oral therapy.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Rétinochoroïdite toxoplasmique, Injection intravitréenne, Toxoplasmose oculaire, Clindamycine
Keywords : Toxoplasma retinochoroiditis, Intravitreal injection, Ocular toxoplasmosis, Clindamycin
Plan
Vol 44 - N° 7
P. 968-976 - septembre 2021 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.