Soignants, connaissez-vous les CeGIDD ? - 03/08/21
Résumé |
Introduction |
Avec une baisse d’environ 30 % du nombre de découvertes d’infection par le VIH en 2020, le dépistage est plus que jamais l’enjeu principal de la lutte contre l’infection à VIH en France. Dans cette perspective, les CeGIDD (Centre Gratuits d’Information, de Dépistage et de Diagnostic) sont une des structures clés sur le territoire mais leur connaissance, notamment par les acteurs de santé, est peu connue. À l’occasion du premier décembre, nous avons souhaité évaluer l’état de connaissance par la population présente ce jour là dans un hôpital en région parisienne, disposant d’un CeGIDD ex Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit, depuis plus de 15 ans.
Matériels et méthodes |
Nous avons proposé un questionnaire aux différentes personnes passant dans le hall de l’hôpital dans la journée du 1er décembre, patients, accompagnateurs ou professionnels de santé. Le questionnaire évaluait la connaissance des CeGIDD, des infections sexuellement transmissibles (IST) et les antécédents personnels de dépistage.
Résultats |
Nous avons fait remplir 101 questionnaires. Parmi cette population, 77 (76,3 %) travaillaient dans l’hôpital. Il y avait 55 % de femmes et l’âge moyen était de 41 ans. Au total, 57 (56,4 %) connaissaient l’existence d’un CeGIDD et seulement 62,3 % des professionnels de l’hôpital. Par ailleurs, 21 (20,8 %) connaissaient le sigle CeGIDD et 8 (28,7 %) autres connaissaient au moins le terme « dépistage ». Concernant les IST, 17 (16,8 %) ne pouvaient en citer aucune. Parmi les IST citées, le VIH l’était 77 fois (76,3 %), puis la syphilis (37,6 %), le chlamydia (33,7 %) et l’hépatite B (30,7 %). Le papillomavirus n’était cité que dans 8,9 % des cas. Enfin, concernant le dépistage, seules 19 (18,8 %) personnes s’étaient déjà rendues en CeGIDD au moins une fois dans leur vie. Et seules 70 (69,3 %) personnes avaient fait un test VIH au moins une fois dans leur vie (délai moyen 7 ans). Les professionnels de l’établissement n’avaient pas été davantage dépistés pour le VIH (71,1 %).
Conclusion |
Les CeGIDD ne sont pas assez connus, y compris par les professionnels d’un hôpital en disposant d’un depuis plusieurs années. Davantage de communication semble indispensable afin d’améliorer la connaissance et le dépistage des IST. Le taux global de dépistage pour le VIH est faible (70 %) dans une population active assez jeune.
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Vol 51 - N° 5S
P. S148 - août 2021 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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