Caractériser le lien entre la dynamique de la maladie résiduelle minimale et la rechute dans la leucémie lymphocytaire chronique - 22/05/21
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Résumé |
Introduction |
Des cellules atypiques (ou maladie résiduelle minimale, MRD) peuvent persister chez les patients atteints de leucémie lymphocytaire chronique (LLC) après rémission complète. Il existe une corrélation entre le niveau de MRD immédiatement après traitement et le pronostic. L’objectif de notre travail est une modélisation de la dynamique de progression temporelle de la MRD et de l’effet de la MRD dosée à différents moments après la fin du traitement sur le pronostic.
Méthodes |
Les données étudiées proviennent de deux études randomisées contrôlées : FMP 2007 comparant six cures FCR versus FCCam, et FMP 2010 comparant une préphase de rituximab suivie de six cures de FCR versus six cures de FCR. Dans ces deux études des dosages répétés de MRD ont été effectués. Nous avons d’abord construit un modèle de l’évolution temporelle de la MRD sur un échantillon de 70 % de la base FMP2007 (bras FCR uniquement) avec validation interne sur les 30 % restants. La validation externe a été faite sur la base de données FMP2010. Un modèle linéaire à effets aléatoires ainsi qu’un modèle quadratique à effets aléatoires ont été comparés. La qualité de l’ajustement a été évaluée par variogramme des résidus, diagrammes de dispersion par paires de résidus. Une analyse de survie de type landmark a été faite sur les données de la base FMP 2007, avec les valeurs de MRD à 9, 12, 18 et 24 mois après début du traitement en incluant exclusivement les patients en vie et sans progression à chaque moment.
Résultats |
Le modèle linéaire à intercepts et pentes aléatoires a été retenu ayant un AIC significativement plus bas (comparé au modèle quadratique et au modèle à intercepts aléatoires seuls). L’écart-type de l’intercept aléatoire était de 2,75 et celui de la pente de 0,06. Le modèle final retenu après sélection descendante sur AIC intègre exclusivement le temps, le statut mutationnel et l’interaction entre les deux comme effets fixes et le temps comme effet aléatoire. La survie sans progression des patients ayant une MRD négative est supérieure à celle des patients ayant une MRD positive, et ce à tous les temps de landmarks considérés, avec un HR significatif de 4,89 (IC95 % [1,14 ; 21]) à M12 (Fig. 1).
Conclusion |
En conclusion, la mortalité étant faible pour la LLC, une approche en deux étapes est pertinente pour étudier l’effet de la dynamique de la MRD sur la rechute.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Modèles à effets aléatoires, Landmark, MRD, LLC
Plan
Vol 69 - N° S1
P. S17-S18 - juin 2021 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.