Impact de la stimulation du noyau sub-thalamique sur les troubles du contrôle des impulsions dans la maladie de Parkinson : pronostic à 1 an et facteurs prédictifs - 11/04/21
, Paul Voulleminot 2, Agathe Vrillon 3, Elodie Hainque 4, David Devos 5, Christine Tranchant 6, Mathieu Anheim 6Résumé |
Introduction |
L’effet de la stimulation du noyau subthalamique (NST) sur les troubles du contrôle des impulsions (TCI) dans la maladie de Parkinson (MP) demeure controversé.
Objectifs |
L’objectif était d’analyser l’évolution des TCI chez des patients parkinsoniens, entre l’état préopératoire et 1 an après stimulation du NST, et d’identifier des facteurs prédictifs, en particulier la position du contact actif au sein du NST.
Patients et méthodes |
Il s’agissait d’une étude ancillaire de la cohorte prospective multicentrique PREDI-STIM. La présence de TCI et leur évolution furent évaluées grâce à l’Échelle Comportementale de la MP entre V0 (préopératoire) et V1 (1 an postopératoire). La localisation des contacts actifs au sein des territoires anatomo-fonctionnels du NST fut étudiée grâce à l’atlas YeB des ganglions de la base.
Résultats |
Au total, 217 patients furent inclus parmi lesquels 10,6 % de TCI préopératoires dont 95,6 % s’amélioraient à V1 ; 3,6 % présentèrent un TCI de novo. L’amélioration des TCI était corrélée à la diminution des agonistes dopaminergiques (p=0,05) et la présence d’une apathie à V1 (p=0,004). Les dyskinésies préopératoires était un facteur d’évolution péjoratif (p=0,04). Une apathie à V0 était un facteur de risque de TCI de novo (p=0,02). La puissance et la localisation de la stimulation n’influençaient pas l’évolution.
Discussion |
Le bénéfice de la chirurgie sur les TCI est important (95,6 %). L’apathie et les dyskinésies préopératoires ainsi que des doses plus élevées de traitement dopaminergiques à V1 étaient des facteurs de risque de TCI de novo. Cette évolution semble plus le fait des modifications de traitement dopaminergique pré- et postopératoire et de la dénervation mésocorticolimbique que de la stimulation elle-même.
Conclusion |
L’analyse de l’évolution à 1 an postopératoire a montré une amélioration des TCI et une diminution des traitements dopaminergiques, avec une localisation optimale de l’électrode au sein du NST.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Troubles du contrôle des impulsion, Stimulation du noyau subthalamique, Maladie de Parkinson
Plan
Vol 177 - N° S
P. S22 - avril 2021 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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