Évaluation de l’impact de la gonarthrose sur la qualité de vie - 30/11/20
Résumé |
Introduction |
Outre ses conséquences fonctionnelles, sociales et économiques multiples, la gonarthrose est responsable d’une importante altération de la qualité de vie (QDV). La QDV étant une entité multidimensionnelle, l’identification des facteurs influençant de manière significative la QDV des sujets gonarthrosiques est une condition nécessaire pour une prise en charge efficace de ces patients. L’objectif de ce travail était d’évaluer l’impact de la gonarthrose sur la QDV et d’identifier les facteurs associés.
Patients et méthodes |
Il s’agit d’une étude prospective transversale, monocentrique et descriptive, sur une durée de 4 mois et portant sur des patients atteints d’une gonarthrose symptomatique (critères EULAR [1]). Les données sociodémographiques, les comorbidités et les caractéristiques de la gonarthrose ont été recueillis. L’évaluation de la QDV a été faite à l’aide du questionnaire Arthrose des Membres Inférieurs et Qualité de vie (AMIQUAL) spécifique de mesure de la QDV chez les patients atteints d’une gonarthrose ou d’une coxarthrose. L’évaluation du retentissement fonctionnel reposait sur l’autoquestionnaire KOOS-PS.
Résultats |
Notre étude a recensé 50 patients. L’âge moyen était de 59±9 ans ; le sex-ratio (H/F) était de 0,25. Les conditions socio-économiques étaient moyennes (72 %) et assez bonnes (10 %) ; 82 % des patients vivaient en milieu urbain Le niveau d’instruction atteint : primaire (n=25), analphabète (n=11). La majorité des patients étaient sédentaires (76 %). La durée moyenne d’évolution de la gonarthrose était de 8,82 ans [2–20]. L’EVA douleur moyenne était de 6,8±1,1. La gonalgie était bilatérale dans 52 % des cas. La gonarthrose était : fémoro-tibiale (62 %), fémoro-patellaire (22 %). Le score KOOS-PS moyen était de 54,78±9,6. Concernant l’évaluation de la QDV, le score normalisé le plus élevé correspondait à la dimension santé mentale. Le score normalisé le plus bas était celui de la dimension activité sociale. L’analyse des caractéristiques des patients gonarthrosiques et de leur QDV par échelle AMIQUAL a permis d’identifier les facteurs associés à une mauvaise qualité de vie : âge>65 ans (p<0,001), ancienneté de la maladie>10 ans (p=0,02), intensité de la douleur (p=0,02) et l’hypertension artérielle comme comorbidité (p=0,01). Les patients ayant un score KOOS-PS>54,7 avaient une altération sévère de la qualité de vie plus significative par rapport aux patients avec un score KOOS-PS<54,7 dans les dimensions suivantes : activité physique, douleur et activité sociale. Dans les dimensions santé mentale et soutien social, la qualité de vie était moyennement altérée sans différence significative entre les 2 groupes.
Conclusion |
L’amélioration de la QDV est un objectif thérapeutique important chez les gonarthrosique. Dans notre étude, l’altération de la QDV était associée à un âge plus avancé, une maladie ancienne, une perception douloureuse exagérée et une fonction limitée.
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Vol 87 - N° S1
P. A212-A213 - décembre 2020 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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