RTUP de la prostate monopolaire (RTUPm) entre bipolaire (RTUPb). Résultats fonctionnels et analyse des facteurs prédictifs de complications - 04/11/20
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Résumé |
Objectifs |
Au Maroc, la RTUP-m est le gold standard dans le traitement chirurgical des adénomes de prostate : proposée pour un volume prostatique permettant une résection en moins de 60minutes. Par ailleurs, le risque hémorragique pose le problème de la prise en charge des patients sous antiagrégant ou anticoagulant d’où l’intérêt d’une RTUP-b. Comparer les résultats fonctionnels, les complications en postopératoire immédiat entre les 2 techniques et identifier les facteurs prédictifs de complication.
Méthodes |
Il s’agit d’une étude prospective randomisée réalisée entre janvier 2019 et août 2019.
Les variables âge, IMC, indication chirurgicale, volume transrectal de la prostate, classification ASA, traitements pharmacologiques antérieurs, score IPSS, indice de qualité de vie (IQV), débit maximal (Qmax) et complications postopératoires ont été collectées.
Le test du Chi2 et le test-t de Student ont été utilisés pour l’analyse statistique.
Résultats |
Soixante-neuf patients consécutifs ont été inclus, 38 patients dans le groupe de RTUP monopolaire et 31 dans le groupe de RTUP bipolaire. Les deux groupes étaient homogènes dans leurs caractéristiques de base.
Le score IPSS/IQV/Qmax pré-chirurgical global est de 24,03/4,73/9,47. Les résultats fonctionnels au 1er et 3e mois sont représenté sur le Tableau 1.
Pour les complications (voir Tableau 2). Ces différences n’étaient pas statistiquement significatives (p=0,427) : les plus fréquentes étaient l’hématurie (9,4 %) et les infections urinaires fébriles (9,4 %). Un seul patient a présenté une hyponatrémie due à une réabsorption du glycocolle dans le groupe monopolaire. Toutes les complications étaient Clavien 1 ou 2.
Nous n’avons trouvé aucune différence significative entre les deux groupes concernant les complications ou leurs facteurs prédictifs.
Conclusion |
L’analyse de nos données au cours des trois premiers mois ne révèle pas de différences entre les deux techniques en termes de résultats fonctionnels et de complications postopératoires et il n’y a pas des facteurs prédictifs de survenue des complications quel que soit le type d’énergie utilisé.
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Vol 30 - N° 13
P. 824-825 - novembre 2020 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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