Dysthyroïdie et cirrhose auto-immune - 30/09/20
, A. Guediche, Dr, A. Bouchareb, O.K. Sallem, Dr, M. Zakhama, Dr, A. Rhaeim, Dr, W. Bouhlel, Dr, N. Ben Chaaben, Dr, L. Safer, PrRésumé |
Introduction |
Les dysthyroïdies peuvent s’associer à des pathologies auto-immunes systémiques ou spécifiques d’organe.
Le but de cette étude est d’évaluer la fréquence et les particularités de l’association des dysthyroïdies à la cirrhose auto-immune.
Patients et méthodes |
Nous avons colligé de façon rétrospective les observations des patients hospitalisés au service de gastro-entérologie durant la période allant de 2001 à 2019 pour une hépatite auto-immune (HAI) au stade de cirrhose.
Résultats |
Quarante-six patients ont été colligés, ayant une hépatite auto-immune au stade de cirrhose. L’âge moyen était de 54 ans [17–80] avec une prédominance féminine, sex-ratio de 0,1. Dix-sept pour cent avaient une dysthyroïdie ; une hypothyroïdie (n=7) et une hyperthyroïdie chez un seul patient. Le diagnostic était concomitant à l’HAI chez deux patients. Chez les 6 autres patients le diagnostic de la dysthyroïdie avait précédé celui de la cirrhose auto-immune d’un délai moyen de 6 ans [1–12].
Conclusion |
Dans notre série, la révélation de l’hépatite auto-immune était tardive, au stade de cirrhose, chez les patients connus porteurs d’une dysthyroïdie. Ceci, un bilan hépatique à la recherche d’une cytolyse fluctuante doit faire suspecter une HAI pour tous les patients suivis pour une dysthyroïdie.
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Vol 81 - N° 4
P. 343 - septembre 2020 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
