Aide à la pratique de la biométrologie - 27/09/20
, Pierre-Yves Montéléon, Victoria Mora, Magali Noyé, Marie-Laure Sanchez, Oren Semoun, Caroline WargonRésumé |
Les recommandations de bonne pratique pour la surveillance biologique des expositions aux risques chimiques ont été publiées en mai 2016 par la Haute Autorité de santé. Le plan santé travail 3 (2016–2020) demande de développer la biosurveillance à des fins de prévention ciblée.
Objectifs de l’étude |
(1) Valoriser la biométrologie. (2) Promouvoir sa prescription à l’ACMS en facilitant le quotidien. (3) Diffuser une méthode de mise en place d’un plan de prélèvement.
Méthode |
Étude exploratoire de sensibilisation et d’évaluation s’adressant aux médecins de l’ACMS assurant le suivi de mécaniciens, contrôleurs techniques et soudeurs. Un suivi d’indicateurs biologiques urinaires d’exposition (IBE) était proposé avec un appui méthodologique et de la documentation. Étude des participations et des non-participations des médecins à l’enquête. Une information préalable sur la biométrologie avait été délivrée aux professionnels de santé.
Résultats |
Durant le mois d’enquête, 13 médecins ont participé et 62 ont justifié leur non-participation. Pour les médecins ayant participé : 5 connaissaient les recommandations de bonnes pratiques de la HAS et 6 avaient déjà prescrit de la biométrologie (hors plombémie). La moitié des prescripteurs avait impliqué l’équipe pluridisciplinaire. Quatre se sont appuyés sur la documentation fournie. La quasi-totalité a l’intention de poursuivre cette démarche.
Pour les médecins ayant justifié leur non-participation : les 2/3 ont dit manquer de temps de façon générale, 22 % ont estimé la durée de l’enquête trop courte, 13 % ont pointé un manque d’implication de l’employeur, 10 % ont retenu la difficulté à organiser la pluridisciplinarité. Un peu moins des 2/3 (61,3 %) disent quand même prescrire de la biométrologie.
Discussion |
Malgré l’évolution des techniques de mesurage et la multiplication des valeurs de référence, le recours à la prescription est encore insuffisant comme le confirme la faible participation des médecins à cette enquête. Le principal facteur limitant rapporté est le manque de temps pour s’approprier la démarche et la mettre en œuvre.
Conclusion |
L’enquête met en évidence un souhait de réaliser de la biométrologie mais pointe des obstacles à la réalisation pratique.
Une structure technique collective opérationnelle au sein du service de santé au travail en complément de l’appui toxicologique déjà existant permettrait-elle le développement de la biométrologie ?
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Biométrologie, Étude, Sensibilisation, Recommandation
Plan
Vol 81 - N° 5
P. 596 - octobre 2020 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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